Marley douvan Jackson
Bob MARLEY te pli pakapala pase Michael Jackson nan pres tout peyi otila piplis makrey la pa ewopeyen dapre sa an lonyay ki fet asou web la teste, apre Jackson petey nan galile. Moun kontinan afritjen an, moun Amerik-Latin ek moun kontinan aziatik la ka èche Marley plis ki Jackson menm si chinwa ek endjen pi jaja Jackson pou mizik rege ki pa djè ka vann nan se de peyi tala.
Peyi aziatik otila moun pi fouyaya asou Marley pase Jackson, nan 2008, sete Endonezi (10 pou 7) Filipin (10 pou 9) Tayland (10 pou 5) ek Japon (10 pou 9). Chinwa a ka sanm sa ki pa konnet Bob Marley, kifè lonyayè ka èche mete’y kantekant ek Jackson. Endjen an kat kou pi fouyaya asou Jackson pase Marley. Moun piplis peyi afritjen pa ka menm koute mizik Marley oben Jackson. Nan Marok, Marley douvan (14 pou 10) nek nan Afrik Lisid, se Jackson ki douvan (16 pou 10), menm si nan yogann Kap kabestè, otila Nelson Mandela leve tibolonm, Marley ka genyen. Nan Ejipt, ni de fwa plis moun ka èche Jackson pase Marley. Bob Marley cheley nan peyi-san-chapo nan lanne 1981 ek disk li eti ki vann plis se Legend (20 million disk). Pou Michael Jackson se Thriller ki fè 50 million disk. wè nan Carib Daily Splash mete kantekant tan moun ka pase asou google asou se de potjelis la eti yo pran pou kasik nan mizik yo. Jackson ka bat Marley nan piplis peyi ewopeyen, tire Itali ek Pòtougal adan yo, mete Etazini otila Jackson trape an gabel epi an ratio 1,02 pou 1,0.Pou 102 moun Etazini ki ale jete an zie asou mizik Mikayel Jaksòn, ni 100 ki fè an kout zie fouyaya asou Bob Marley.
Nek mi moun Florida, Kalifòwni, Karolin Lisid ek Outa, kat lantiray brennbowyonnen Etazini te pi simie Marley. Nan peyi ki pa peyi ewopeyen ek linò-ameritjen, se Marley ki kasik jiktan bazil chaye Jackson ek medja anni paladjole asou misie aleliwon. Se nan Brazil, peyi ameritjen eti ni piplis afro-ameritjen, otila Marley trape plis gabel anlè Jackson, 3 pou 1 ; Chili, Kolonmbi ek meksik se 10 pou 7 ; Awjantin, Gwatemala ek Kostarika se 10 pou 4 ek Jamayik se 3 pou 1. Atè Perou ek Venezwela tou, Marley te ka mennen nan 2007, nek Jackson te genyen Marley nan 2008 nan se de peyi tala.
J'comprends que dalle mais je vote Bob des deux mains.
Rédigé par: Mistic Phil | 12 juillet 2009 à 20:11
An ka vote Bob Marley, normal !
Rédigé par: Ras Michael Gwadada | 12 juillet 2009 à 20:22
Moi je vote pour le 74 et Hilaire Hartock : "wolemen o pip la, o zeb la"
Rédigé par: Hartock fan's club | 12 juillet 2009 à 20:30
20 millions d'album vendus à l'époque c'était le piratage à fond les manettes, je préfère mon frère jamaïcain....
Rédigé par: Catherine of blue montain | 12 juillet 2009 à 20:36
He was the king of pop, I love Michael Jackson.
Rédigé par: Keisha | 12 juillet 2009 à 20:39
I vote, bambi, bambi bambi and bambi... seen, banm banm !
Rédigé par: Black Jack | 13 juillet 2009 à 04:40
Yo voto Ruben Blades y seis del Solar "Buscando América". "Si el sueno de uno es sueno de todo romper las cadenas y echar nos andar..."
Rédigé par: El Coquí | 13 juillet 2009 à 08:05
Je vote Simon Jurad Operation 78, "peace and love", "pa fè polémik". Et puis, le vrai challenge c'est Perfecta/opération 78.
Rédigé par: Kapistrèl | 14 juillet 2009 à 17:08
Man ka voté Midnight Groovers "bring back to me milk and honey". Ou pa konnèt sila.
Rédigé par: Ay Domnik | 16 juillet 2009 à 05:47
man ka ba marley an gran pal ek luky dube ka suiv mona la menme dèyè yo
Rédigé par: milo | 17 juillet 2009 à 04:49
Mwen sé misyé Mona : "es ou bizwen an balé, non non non pou fè ti tjiraj ou...."
Rédigé par: Jenerasyon Eugène Mona | 17 juillet 2009 à 12:25
El compositor, guitarrista y director de orquesta cubano Leo Brouwer recibirá el Premio Nacional de Cine 2009 por su fecunda contribución al lenguaje cinematográfico y a la expresión del audiovisual.
Rédigé par: El caracól del Caribe | 21 juillet 2009 à 17:09
Claude Sommier, mizisien Matinik te ka jwe piano chape nan galile ale jwe piano epi Marius Cultier.
Rédigé par: Kanmo Matnik | 23 juillet 2009 à 19:28
Alfred Daddy Pulval, 62 lanne, te ka kwenyen konga nan Perfecta, chape nan galile, nan pipirit la. Se dezienm mizisien ki alelouya zakasia (Klod Sonmie) atè Matnik, simenn tala.
Rédigé par: Kanmo Matnik | 24 juillet 2009 à 19:46
man ka voté ba Chabin an, wouj laviktwa !
Rédigé par: Chaben an | 03 août 2009 à 11:46
Mickaël Jackson est mort le 25 juin à Los Angeles. Et alors ? OUI, BOB MARLEY EST PLUS IMPORTANT ! Il a contribué à nous rendre fier d’être ce que nous sommes, à savoir des Nègres ! Métissés peu ou prou, mais des Nègres quand même. Avec Michael Jackson, on risque une certaine régression, à laquelle l’énorme jacksonmania posthume pourrait avoir contribué. Quelques mots là-dessus avant de revenir sur le dénégrifié fondamental.
D’abord, la façon a été mise en avant (voire en scène) la mort du «roi de la pop» est un scandale. Bien sûr, il n’est pas question de nier les talents qu’avait l’individu Jackson. On peut aimer ou pas ce qu’il faisait, c’est en partie affaire de goûts personnels (1). Mais il est clair que c’est surtout le marché-roi conjugué à son talent qui en a fait «idole» musicale… Ce qu’on a vu, lu et entendu à sa mort dépasse de loin tout ce qu’on avait pu voir auparavant. Plus que jamais cela «sent» la société capitaliste de consommation, avec construction médiatique de nouvelles idoles, sécrétant des magmas de pseudo-culture collective, et fabrication de «deuils collectifs». On avait déjà vu cela depuis les années 1950 (E.Presley, Marylin Monroe, James Dean, dans une certaine mesure de JFK…). Nous avions donc l’habitude de ces constructions largement artificielles, de la peoplisation, mais avec Jackson ce fut l’apothéose ! Des sommets inégalés pour nous abrutir donc, nous empêcher de nous rebeller. L’orchestration de la grand-messe autour de la mort de Jackson a ressemblé à un gigantesque brouillage des consciences, avec comme commanditaires les puissances d’argent qui nous exploitent et dominent les peuples. Les esprits ont donc été impactés par tout cela.
Il était possible de faire autrement, en présentant les phénomènes avec relief, recul et intelligence. Par exemple, les grands médias ont occulté complètement ce qu’il y avait peut-être de plus intéressant dans cette affaire, à savoir l’uniformisation à la sauce US-WASP des cultures populaires, qui pourtant résistent.
Car enfin, Michaël Jackson reconnaissait lui-même avoir repris à son compte des trucs de James Brown, entre autres, en intégrant son génie propre avec sa sauce à lui. Et un des ingrédients de cette sauce, outre la combinaison et l’énergique rajeunissement de choses antérieures, c’était le blanchiment, la dénégrification, l’acculturation ethno-culturelle poussée à son paroxysme !
On avait dans les années 1960 les «Jackson Five», dont l’élément le plus doué était déjà Michael. Il était poussé à coups de trique et d’insultes racistes par son père. Ce père tyrannique était lui-même Nègre aliéné culturellement par la société US raciste née de l’esclavage. Et on arrive à un M.Jackson adulte plein de talents, mais voulant à tout prix se démarquer de ses caractères de Nègre. Certes, il évoqua le vitiligo, mais c’est n’importe quoi ! Quels rapports entre le vitiligo et la dénégrification systématique du nez et des cheveux, devenus depuis des années lamentablement plats ? Aucun rapport ! Il est en tout cas certain que l’individu M.Jackson a beaucoup souffert de cette acculturation. Mais au-delà de son cas personnel, quelle régression ! Car avant lui, avaient eu lieu:
- la Harlem Renaissance ;
- la contestation de la domination/oppression esthétique blanche, notamment par un Césaire clamant entre autres : «Il est beau-et-bon-et légitime d’être-Nègre» et «Accommodez-vous de moi, je ne m’accommode pas de vous» ;
- les travaux de Cheick Anta Diop ;
- les revendications identitaires du monde « Noir », Afrique et diasporas ;
- J.Brown chantant «I’m black and I’m proud» ; la blaxploitation (Stax, Shaft...)
- Les luttes pours les droits civiques aux USA, avec notamment le Black Power, les Black Panthers ; M.L.King, oui mais aussi Malcolm X (très occulté à l’heure de l’Obama-mania);
- les slogans tels «Black is beautiful »;
- etc.
Pour exister au monde, il faut d’abord être soi-même, et s’imposer comme tel. C’est valable pour les individus comme pour toute communauté humaine. Or avec Michael Jackson, on passe de «Black is beautiful» à «Black is bad, Black is ugly». C’est un message implicite mais très fort! Compte tenu de son influence, vous pouvez concevoir les dégâts. Imaginez ce message esthétique diffusé de manière quasi-subliminale, enregistré et intégré par des centaines de millions de jeunes dans le monde, notamment depuis juin-juillet 2009. Et qu’on ne vienne pas nous dire que c’est de l’art pur, et que cela échappe à toute “contingence” idéologique ! Quelque part, c’est ce type de message qui fut porté par la grand’messe funèbre, à l’insu souvent des participants et groupies de base. Grand’messe qui permet à certains (toujours les mêmes) de s’en mettre plein les poches. L’enjeu n’était donc pas mince !
En 1952, FANON évoquait déjà dans “Peau Noire Masques Blancs” l’utilisation de «sérums de dénégrification» par les Nègres/Négresses colonisés/ées pour se blanchir la peau et ressembler au Blanc ou à la femme blanche.
Esthétiquement, M.Jackson est allé jusqu’au bout de cette logique. Opérations de chirurgie esthétique à répétition telles qu’à la fin son image tenait à la fois d’un personnage sortant d’un film d’épouvante (mi Freddy, mi «monstre de Frankenstein») et du coloured people à mélanine invisible, «Peau Noire, Masques Blancs» personnifié ! Michaël Jackson a dû souffrir pas mal de l’acculturation. Mais de cela, nos grands médias se foutent. Tout comme ils se foutent de l’acculturation elle-même, lié aux faits coloniaux et postcoloniaux, ainsi qu’à la domination esthétique euromorphe au niveau planétaire. Tout comme ils se foutent des souffrances psychiques de millions des gens frappées de cette acculturation…
Et pourtant, n’en déplaise aux dénégrifiés de partout :
- la seule musique contemporaine ayant eu un impact planétaire durable est noire : le jazz.
- la plus grande partie des meilleurs rockers des années 50 étaient Noirs, ils étaient auteurs-compositeurs-interprètes et s’accompagnaient eux-mêmes à la guitare ou au piano(2) : Chuck Berry, Little Richard, Bo Diddley; Fats Domino; leurs plus grands inspirateurs étaient notamment des Bluesmen Noirs, comme le reconnait C.Berry ;
- Les plus grands inspirateurs de la musique pop contemporaine occidentale sont Noirs: Chuck Berry (Beatles, Stones, B.Sprinsteen), James Brown (rap, hip hop, M.Jackson…), dans une certaine mesure Bob Marley;
- Picasso n'aurait pas totalement existé sans l'art négro-africain, dont il s’est largement «inspiré».
- des acteurs US qui crèvent l'écran et te fouillent les tripes et les neurones sont Noirs: Sydney Poitier, Morgan Freeman, Denzel Washington, Will Smith (qui aurait été à un moment l'acteur US le mieux payé, un ex-tenant du titre étant... Eddy Murphy), etc.
- N’oublions pas les grands oubliés du « Siècle des Lumières » : le Général Alexandre Dumas (père et grand-père des écrivains français homonymes), Abraham Hannibal, le Chevalier de St-Georges, Toussaint Louverture ;
- Parmi les grands scientifiques on trouve pas mal de Noirs, entre autres George Washington Carver (chimiste, 1864-1943) et Shirley Ann Jackson (physicienne ; née en 1946) (3)
- N.Mandela a donné un exemple politique magnifique de la volonté, d’ouverture, de capacité à pardonner à ses pires ennemis (même si on n’approuve pas sa politique bourgeoise, ce qui est notre cas). Ses ennemis le haïssaient pour ce qu’il était, ce qu’il faisait et représentait, et pourtant il n’y eut pas de politique type «loi du talion». Dans une mesure moindre, Jean-Marie Djibaou fit quelque chose de comparable en termes de dépassement de ses propres pulsions ;
- En 2009, le politicien le plus puissant du monde est un coloured people (quoi qu’on puisse penser de son orientation politique, mais c’est une baffe pour les racistes, le KKK et consorts).
- un des plus grand poète-penseur-dramaturge du 20ème siècle est Noir: Aimé Césaire;
- un apport fondamental à la pensée planétaire contemporaine est d’Edouard Glissant, sur la "créolisation" du monde, la problématique des "identité-racine" et "identité-relation". Sa brochure de 2007 écrite avec Chamoiseau, "Quand les murs tombent", mérite d'être lue, même si on n'est pas d'accord sur tout. Monchoachi ne s’en est pas privé, par son opuscule «Le monde tel qu’il est»...
- Parmi les grandes joueurs et joueuses de tennis du monde actuel, figurent au premier plan des Noirs : Gaël Monfils, Joe Wilfrid Songa, Serena et Venus Williams, etc.
On est donc loin des Noirs limités à la musique, au fun et au sport… Qui avait écrit dans les années 1930 un poème où se trouvait ce joyau : « Aucune race n'a le monopole de l'intelligence, de la beauté, de la force... Et il y a place pour tous au rendez-vous de la conquête... Ma danse brise-carcan, ma danse saute-prison, ma danse il-est-beau-et-bon-et-légitime d'être nègre... Monte colombe, monte, monte... » ? Ce n'est pas ce genre de citation mises en avant en France quand il est mort. Il représentait une sacrée baffe pour les racistes, qui en enragent encore. Qu’ils en étouffent§
Entendons-nous bien. Il n’y a pas ici de discours sur la supériorité de la « race » noire, et les problèmes collectifs ne se posent pas fondamentalement en termes de races, mais en termes de classes sociales. Mais quand on voit le dénégrifié fondamental Michael Jackson propulsée en idole par les médias de nos chères puissances d’argent, on est pris d’un malaise, d’une grande colère et d’une nausée inextinguible ! On se demande si certains grangrèks savent comment s’écrit le mot dignité.
Fred OLAS.
(1) en partie seulement. Nous sommes tous tributaires de la société dans laquelle nous vivons : sa structure socio-économiques, mais aussi ses mœurs, ses institutions, sa mentalité, ses idéologies notamment la dominante, tout ce qui relève du domaine culturel, y compris la musique. Tout ceci constitue un « bain culturel » qui nous influence à différents degrés. Consciemment ou non, nous y sommes tous sensibles. Le « libre arbitre » et le « goût personnel » sont donc des considérations à relativiser…
(2) ce qui n'était pas le cas d'E.Presley . Il fut un maître en covers d'œuvres de rythm’n’bluesmen noirs et de blues shouters, dans une Amérique raciste… Si les USA n’avaient pas été un pays aussi raciste et obsédé par le business, la reconnaissance du meilleur artiste de rock des 50’s serait sans doute allée à Chuck Berry !
(3) Cf « Inventeurs et savants Noirs », par Yves Antoine, L’Harmattan, 1998.
Rédigé par: FREDOLAS | 03 novembre 2009 à 20:43