MARTINIQUE
Pôle Information RFA
(Par Robert Sae)
LES ELUS VOTENT L’INTEGRATION DE LA MARTINIQUE AUX ORGANISATIONS CARIBEENNES
Lors de la séance plénière du Conseil Régional du jeudi 19 janvier 2012, les élus ont voté à l’unanimité l’adhésion de la Martinique aux organisations de la Caraïbe telles que la CARICOM, l’Association des Etats de la Caraïbe, etc. Ces organisations poursuivent des objectifs d’élargissement de l’espace économique de la Caraïbe, de renforcement de la coopération régionale, de préservation du patrimoine commun et de promotion du développement durable de la Grande Caraïbe.
GREVE A "AIR CARAIBE"
Conformément au préavis de grève déposé pour la période du 20 au 23 janvier 2012, les personnels navigants et au sol de la compagnie AIR CARAIBE se sont mis en grève à l’appel de leurs syndicats respectifs, pour dénoncer la dégradation des conditions de travail, l’absence de dialogue social et le refus de la Direction de négocier sur les salaires qui n’ont pas bougé depuis quatre ans. Un nouveau préavis est prévu pour ce lundi 23 janvier 2012.
MANIFESTATION AU GRAND MARCHE
Mardi 17 janvier, des marchandes ont arrêté le travail au grand marché de Fort-de-France. Elles ont manifesté pour dénoncer les nouvelles conditions de paiement décidées par la municipalité. En lieu et place du ticket quotidien payé pour occuper un étal, il est désormais exigé le paiement d’un forfait mensuel de 140 euros.
Selon les vendeuses, l’incertitude quant au nombre de jours de présence possible et au revenu attendu ne leur permet pas d’envisager ce type de paiement.
Une rencontre avec la municipalité a été annoncée pour la semaine prochaine.
2011 UNE ANNEE D’AUGMENTATIONS DE PRIX
En attendant la publication des derniers chiffres par l’INSEE concernant les prix pratiqués pour l’année 2011, nous notons un certain nombre de poste qui a connu une envolée des prix. Le poste alimentation progresse de 0,8 %. Les produits manufacturés augmentent de 1 % et l’énergie bondit à 10,4 %. Par ailleurs entre janvier 2011 et janvier 2012 les prix du supercarburant progressent de 9,92 %, le gasoil augmente de 15,74 % et la bouteille de gaz explose à +20,74 %. Le SMIC quant à lui ne progresse que de 2,4 %.
VICTOIRE DU SAPEM AUX ELECTIONS DU COMITE REGIONAL DES PÊCHES
Le taux de participation aux élections du comité régional des pêches s’est élevé à 86 %. C’est le Syndicat des Artisans marins Pêcheurs et Eleveurs Marins (SAPEM) qui remporte la victoire avec 57,83 % des voix contre 39,12 % au Syndicat Indépendant des Marins Pêcheurs (SIMP) et 3,05 % à la CFDT. Sur les 18 sièges à pourvoir, le SAPEM en gagne 11, le Syndicat Indépendant des Marins Pêcheurs emporte 7 et la CFDT n’obtient aucun siège. Il reste 4 sièges à pourvoir, ceux du collège des coopératives importateurs de poissons, pour que soit désigné le président du Comité au début du mois de février 2012.
RESULTATS EN NOMBRE DE SIEGES
|
CATEGORIES |
SAPEM |
SIMP |
CFDT |
|
Chefs d'entreprises de pêche maritime embarquée |
4 |
3 |
0 |
|
Chefs d'entreprises de pêche maritime non embarquée |
0 |
1 |
0 |
|
Chefs d'entreprise d'élevages marins |
1 |
0 |
0 |
|
Equipages et salariés des entreprises de pêche et d'élevages marins |
6 |
3 |
0 |
|
Totaux |
11 |
7 |
0 |
LA SECTION UGTM DE LA SOCOPMA MONTE AU CRENEAU
Dans une déclaration rendue publique, la section UGTM de la SOCOPMA fait état des menaces pesant sur le groupe de coopératives. Nous vous en proposons le texte.
SAUVONS SOCOPMA ! SAUVONS LA FILIERE AGRICOLE !
La menace de liquidation qui plane sur SOCOPMA et ses filiales ne concerne pas uniquement les producteurs et les salariés du groupe. C’est un coup fatal qui s’abattrait sur l’agriculture de notre pays.
C’EST UN DE NOS PRINCIPAUX ATOUTS QUI EST ATTAQUÉ
Cette coopérative créée, il y a trente ans, a été construite à la force du poignet par un groupe de valeureux agriculteurs encadrés par des administrateurs BÉNÉVOLES pour organiser et impulser la production agricole en Martinique.
En 2004, ce groupe est une référence dans les DOM, leader sur le marché des fruits et légumes, pionnière dans la transformation des légumes ; (6700 tonnes commercialisées pour un chiffre d’affaires approchant les 8 millions d’euros).
LE MAUVAIS TOURNANT !
En 2005, un nouveau Conseil d’Administration est installé qui s’est écarté des orientations ayant fait leurs preuves. Le directeur de la Coopérative décide de quitter la structure tout en laissant sur place une équipe de cadres volontaires, capables de maintenir l’activité de celle-ci. Face à l’absence de directives et à la léthargie qui commencent à s’emparer de la coopérative, les cadres remettent au conseil d’administration des propositions écrites dès le 25 Janvier 2006. En 2007, après le cyclone DEAN, malgré l’absence de Directeur, ils parviennent à réagir avec les autres salariés, pour maintenir les résultats du groupe qui dégage des bénéfices.
Loin de prendre en compte les suggestions, les nouveaux administrateurs ne prennent aucune initiative et persistent à mener des actions isolées, ponctuelles et sans cohérence.
Les nombreux courriers adressés par le Comité d’Entreprise et les syndicats restent sans effet. Pire, le harcèlement des cadres devient systématique, à tel point que plusieurs laissent la coopérative.
LA SITUATION SE DEGRADE
Les relations avec les partenaires se détériorent, en particulier avec les banques. Le Conseil d’administration est incapable d’organiser ni la veille réglementaire, ni la veille administrative et encore moins la veille technique, présageant de lourdes conséquences pour les producteurs. En réalité, les administrateurs imposent un contrôle total sur la structure sans maitriser le savoir-faire nécessaire :
- Les salariés, premières victimes de leur comportement, le 15 Janvier 2007, demandent des négociations avec pour objectif d’éclaircir la traçabilité des décisions et exigent le départ d’un administrateur qui injuriait régulièrement le personnel.
- Au plan économique, les choses sont encore plus graves. L’ODEADOM a missionné un expert- du 10 au 17 mars 2007- pour faire l’état des lieux à SOCOPMA. Le rapport pointe du doigt « des dysfonctionnements liés à l’absence de management efficace » et fait des recommandations pour un plan de progrès.
Mais, les administrateurs poursuivent dans leur attitude bafouant toute concertation. Ils ne tiennent pas compte de la proposition leur conseillant de prendre l’attache d’un cabinet avant de recruter un directeur ; ils mettent certains cadres à l’écart.
LES CONSEQUENCES DES CHOIX DU CONSEIL D’ADMINISTRATION
- une sous-productivité administrative (incapacité à produire des dossiers).
- la perte ou le remboursement de subventions.
- l’annulation des lignes de crédit par les banques.
- des problèmes de trésorerie.
- la perte de part de marché, la baisse de tonnage et de chiffre d’affaires.
- l’allongement du délai de paiement aux producteurs ; certains ne peuvent continuer à livrer.
- la suppression de services rendus aux producteurs.
Une fois de plus, les salariés ont interpelé les administrateurs sur la gravité de la situation à l’occasion d’un mouvement, le 13 octobre 2009, pour montrer les failles d’une nouvelle organisation incohérente et imposée. Le Conseil d’Administration a poursuivi son pilotage à vue ignorant les écueils (malgré l’accompagnement de cabinets d’experts).
POUR FUIR LEURS RESPONSABILITÉS, CERTAINS ADMINISTRATEURS LAISSENT ENTENDRE QUE LES DIFFICULTES EXISTAIENT AVANT LEUR ARRIVÉE !
Pas du tout ! Avant eux, en 2004 on dépensait 3000 euros pour faire des calendriers ; eux ils gaspillent 20.600 euros pour la même opération. Avant eux, on ne payait pas 15.000 euros à une entreprise de communication pour envisager sans succès de changer le logo de la SOCOPMA ! Avant eux, on ne payait pas 400.000 euros à des consultants (ce qui correspond à un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros !).
Des dépenses inconsidérées n’ayant aucun effet sur la production ! Au contraire, on enregistre un arrêt des investissements. On voit des infrastructures se dégrader, la maintenance du matériel n’est plus assurée et le parc automobile n’est pas renouvelé. Les filiales ne se portent pas mieux. La SOCOPGEL voit des tonnes de légumes (christophines) pourrir dans les champs à cause de décisions irrationnelles des gérants.
C’EST TOUTE L’ACTIVITÉ DU GROUPE QUI EST MENACÉE DE LIQUIDATION !
Il ne saurait être question d’accepter un tel désastre causé par des administrateurs inconséquents et qui entrainerait :
- la disparition des exploitations agricoles. Déjà certains producteurs perdent leur patrimoine et se retrouvent devant d’énormes difficultés familiales. Le délai de paiement dépasse parfois 5 mois. Seul le courage et la fidélité de certains les poussent à livrer encore.
- des dizaines de salariés sont menacés de licenciement dans la coopérative et ses filiales, mais aussi sur les exploitations agricoles.
- le déclin de l’agriculture martiniquaise, nous soumettant davantage encore à une dangereuse dépendance alimentaire.
- la disparition du seul dispositif valable de veille sanitaire garantissant la sureté des produits mis sur le marché.
Pour masquer le fait que les difficultés actuelles sont une conséquence de LEURS choix en matière de gestion, les administrateurs tentent de diviser les salariés et les producteurs, en faisant croire que c’est uniquement la masse salariale qui engendre celles-ci et que seul un licenciement massif permettrait de redresser la barre. Cela est totalement inacceptable. Ces salariés sont ceux qui n’ont cessé de s’investir au point que certains ont vu leur santé affectée, qui n’ont cessé de faire des propositions conséquentes pour développer la structure, qui ont déclenché des procédures d’alerte quand les administrateurs ont toujours nié la réalité des difficultés ; des salariés qui, par ailleurs sont dans les mêmes difficultés que les producteurs à cause des retards de plus en plus longs dans le paiement des salaires.
Après les manœuvres constatées dans l’élevage, on peut se demander à qui profiterait un tel démantèlement de la filière diversification?
Nous appelons tous les producteurs et plus généralement tous les martiniquais à se mobiliser pour la sauvegarde de ces coopératives, outils indispensables à la structuration et à la pérennité des filières agricoles.
Lundi 16 janvier 2012 - SECTION SYNDICALE UGTM DE L’UES SOCOPMA.
MARTINIQUE
Pôle Information RFA (PIRFA)
Contacts : r.f.a@wanadoo.fr
Sites : rfaradio.fr
rfaradio.com

"Etre journaliste en Martinique aujourd’hui"
hommage à André Aliker, assassiné le 12 janvier 1934.
Conférence débat
lundi 30 janvier 2012, à 18h, salle de théâtre
Lycée Schoelcher
Rédigé par : Kanmo Matinik | 26 janvier 2012 à 19:49
Assemblée Générale de l'ASSAUPAMAR :
DIMANCHE 29 JANVIER 2012
A 8 HEURES PRECISES
CANTINE SCOLAIRE DE LONG-PRÉ AU LAMENTIN !
Rédigé par : Kanmo Matnik | 29 janvier 2012 à 17:10