Il a dit :
"Développement endogène"
Nous entendons bien cette notion de "développement endogène" prononcée par le chef de l'Etat français lors de la cérémonie des vœux aux populations des outremers, à Cayenne le 21 Janvier 2012. La France est un Etat unitaire décentralisé ; l'Etat français procède donc au transfert d'une partie de ses compétences vers ses collectivités territoriales (décentralisation territoriale) ou ses établissements publics (décentralisation fonctionnelle) ; et cet appel à une initiative locale s'adapte convenablement au principe d'un "intérêt propre" de ces populations dans le cadre de la République française (le statut à la carte) qui avait mis en cacarelle les élites politiques aujourd'hui aux commandes en Guadeloupe, Guyane et Martinique.
Qu'est ce donc que ce développement endogène ? A quelles situations d'exception renvoie le concept de développement endogène ? Le développement serait-il par définition exogène ? Quelles ressources humaines, matérielles, culturelles et/ou politiques les "populations des outremers" disposeraient-elles pour prendre l'initiative d'un tel développement ? Quelles élites économiques et politiques locales pourraient initier ce type de développement ?
Il s'agit de penser le développement non plus seulement en termes de croissance économique et de progrès technique mais aussi d'envisager le logement, le travail, les revenus, l'éducation, la formation, l'information, les loisirs, l'urbanisme, les styles de vie intime, le dialogue intergénérationnel, etc. Travaillant un "meilleur équilibre entre structures économiques et systèmes culturels, entre modes de production, mode d'organisation et mode de vie", le développement endogène doit permettre la préservation d'une cohésion des sociétés. Il suppose des acteurs politiques et sociaux poursuivant des buts rationnels, veillant sur leurs intérêts, et également des ressources culturelles renouvelées en permanence, etc. Le développement endogène n'est pas possible sans un marché intérieur et, à coup sûr, un pouvoir politique domicilié, une vraie capacité d'initiative locale. Or, de 1900 à 2012, les élites politiques d'en Martinique et les élites d'en Guadeloupe et Guyane après la loi hyper-assimilationniste de Mars 1946, avaient fiévreusement milité pour un alignement de leur formation sociale respective, issue de la plantation américaine (esclavagiste puis post-esclavagiste), sur un modèle social français industriel puis postindustriel ; l'ubuesque et hyper-assimilationniste revendication césairienne d'"égalité sociale". En Martinique où cette absurde oblitération de l'histoire avait pris corps, la démarche grossière et politicienne avait consisté à s'appuyer sur l'Etat français pour désactiver un conflit social/racial historique qui avait débordé la révolution antiesclavagiste de 1848 puis la formation d'une identité collective martiniquaise, à partir du soulèvement nationaliste de Septembre 1870. Cette incohérence politique, toute césairienne, encore une fois hyper-assimilationniste, avait renforcé la domination interne ; l'héritière directe de la plantation esclavagiste, l'ethno-classe békée avait ainsi été transformée en une élite économique d'en Martinique, verrouillant toute initiative, économique et sociale, dans ce pays. Elle avait également renforcé la domination externe ; tenant fort les leviers de l'économie française en Martinique et interlocutrice naturelle de l'Etat français (un symbole, lors des grèves du François-1900 -10 ouvriers assassinés, de Chalvet-1974-2 ouvriers-agricoles assassinés ; des fusillades de Bassignac-1923-3 fusillés, de Chassin-1951 ou des tueries du Carbet-1948-3 morts et du Lamentin-1961- 3 morts, des békés avaient renforcé -parfois même dirigé- les effectifs de gendarmerie qui avaient tiré sur les travailleurs) qui, avant 1946, s'était appuyé sur l'ethno-classe pour tarir tout renouvellement politique et culturel dans ce pays-Martinique.
Un développement endogène ne pourrait être possible sans un renouvellement des ressources politiques et culturelles, il ne peut partir d'une économie de comptoir ; c'est qu'il suppose un inventaire des ressources humaines, naturelles (renouvelables et non-renouvelables), matérielles, politiques, militaires même, culturelles, spirituelles parfois, etc. Il faut un pouvoir politique domicilié, une vraie autonomie politique, mieux, un Etat souverain, pour prendre l'initiative de cet inventaire qui s'étalerait sur une, deux, trois générations.
1- Le régime d'identité législative avait légitimé l'économie de comptoir.
L'on insistera ici sur les monocultures de la canne à sucre et/ou de la banane (tinen/pòyò), sur l'extraversion de ces économies et sur l'hypertrophie du secteur tertiaire. L'économie de comptoir est un vestige de la plantation esclavagiste, elle en a conservé tous les attributs: la monoculture de la canne à sucre puis de la banane, les "classes raciales" (plus l'on monte dans l'échelle sociale, plus le type caucasien supplante le type afro-martiniquais, pourtant largement majoritaire et plus on descend dans cette hiérarchie sociale, "ninang-founang dènie jenerasion apre krapo"), la persistance d'une vilaine tradition d'endogamie dans l'"élite économique", une faible technicité, un fort taux de chômage, une grosse dépendance des classes défavorisées, les classes sans projet historique qui tournent en rond dans la "fierté raciale", l'absence d'un marché intérieur, etc. Qu'on comprenne bien, l'économie de comptoir du régime d'identité législative n'est pas la plantation esclavagiste ni même l'économie de comptoir dans la Martinique postesclavagiste, entre 1848 et 1946, qui touchait déjà l'économie capitaliste dépendante puisqu'il y avait dans les mornes (Bwa-Leza, Mòndezes, Larine, Mòn-Onore, Ladichèn...) un vrai conflit, entre un secteur traditionnel et l'économie extravertie, qui était parvenu à son apogée en Septembre 1870. Ailleurs, en termes politiques, de 1866 et jusqu'en Avril 1900, le Conseil Général de Martinique avait expérimenté une autonomie administrative bien supérieure au régime de "spécialité législative" en cours dans la constitution française révisée en 2003. Insulaires en Guadeloupe et Martinique, amazonienne en Guyane, ces économies hyper-subventionnées font circuler des marchandises, (tout ce qu'elles produisent est exporté et tout ce qu'elles consomment est importé) et des capitaux publics (essentiellement) mais il n'y a pas d'accumulation locale, ce que gagne une génération G1 peut-être totalement perdue par la génération suivante, G2. Elles se présentent comme des extensions précaires de l'économie française dans les Amériques.
C'est l'absence d'un marché intérieur qui caractérise l'économie de comptoir dans ces colonies modernes, hyper-segmentées. Le régime d'identité législative a contribué à la dilution du secteur traditionnel dans le secteur précapitaliste, la monoculture extravertie. C'est cette image d'une culture maraîchère (tomates, concombres et laitues, piman bonda-man-Jak, jonmon, gonbo, kristofin, epi, epi.) entre deux sillons de bananiers ou d'un jardin caraïbe (yanm-bokodji, patat, dayin, chou, kouchkouch, kokoyanm, mayi, epi, epi.) juxtaposant la plantation de canne à sucre ou d'ananas, occupant de façon temporaire les terres en friche ou totalement mortes par asphyxie aux pesticides. En Martinique, le secteur traditionnel avait fidèlement reproduit l'économie de survie initiée par les nèg-mawon et les libres-de-savane dès le début du dix-huitième siècle dans les "degra" de la résistance. Une précision, cette économie de survie n'existe pas dans le jardin de l'esclave, ce petit lopin de terre concédé par le maître d'habitation ou le contremaître, juxtaposant les ateliers ou les cases d'esclaves. Dans l'économie de comptoir légalisée, le secteur traditionnel ne tire aucun avantage (technique ou financier) du secteur capitaliste (production extravertie) fortement subventionné, il en supporte tous les travers.
La grande mobilisation de 2009, en vue d'un accès au ressources, essentiellement, matérielles, qui avait d'ailleurs commencé à Kayenn-Guyane, en Décembre 2008, et occupé les rues de Lapwent-Guadeloupe pendant 44 jours et de Foyal-Martinique pendant 36 jours, avait mis au jour ces dysfonctionnements d'une économie taillée sur mesure pour les héritiers directs de la plantation esclavagiste. Il faut relire la fameuse liste des "100 produits de première nécessité", aucun kilo de banane jaune, dachin-kankloum, yanm-jòn, aucun pot de farine de manioc, aucun zabelbok, aucun kilo de mariyan-tèt-fè, blaf bayol, koubouyon watalibi, dòb wachalou, aucun chapeau bakwa, gato-patàt, n'y avait figuré. C'est dire la faible identité culturelle (et forcément juridique) du secteur traditionnel dans cette économie de comptoir légalisée. Dans le marché aux légumes de La Trinité, la revendeuse de mangue ne sait toujours pas distinguer la succulente mang-jili de la savoureuse mang-divin ou de l'exquise mang-ameli. "Qui m'a mandé le yame ?" vocifère-t-elle à la seule vue d'une tête-mangouste caucasienne.
La plantation américaine c'était le plein emploi sur quatre à six mois, le temps de la récolte de la canne à sucre de février à Juin. A l'hivernage, de fin Juillet à fin Janvier, une grosse partie de ce personnel rebondissait comme elle pouvait, la pêche aux balawou, kouliwou, à Miklon-l'Amérique, aux crabes des ratières et mawyaj-mantou à la pleine lune de Juin, le jardin-caraïbe, la farine de manioc, le toloman, le four à charbon de bwa-ti-bonm, bale-zo, mousach, bonbon-chouval, et tanbou-mouch, la chasse au "mannikou pou moun ki pa'a manje lanmori", etc. Le principe d'une "égalité sociale" prononcé, en mars 1946, cette masse de michel-moren avait gonflé les rangs des candidats à l'émigration (14.350 émigrants-BUMIDOM en 1974) et à défaut, des employés municipaux décuplant le clientélisme politique. Une autre des caractéristiques de l'économie de comptoir légalisée, c'est l'hypertrophie du secteur des services (81.7% des 162833 actifs de Martinique et 83.1% du PIB, chiffres 2010) qui, ajoutée au verrouillage béké du patrimoine foncier, avait empêché tout basculement dans l'économie capitaliste dépendante. Le régime d'identité législative avait progressivement recadré le secteur informel (taksi-mawon, sennatè, moun ka swen bèt, epi, epi.) sans pour autant lui trouver une identité juridique franche, ce qui a fait basculer quelques unes des activités du secteur traditionnel dans un nouvel espace sans véritable identité culturelle.
2- La difficile transition au développement dépendant.
Ce qui caractérise l'économie capitaliste dépendante c'est le conflit ouvert entre le secteur capitaliste (ou secteur moderne ou encore l'économie hyper-subventionnée) et le secteur traditionnel, entre la bananeraie et le jardin caraïbe, l'import/export et le debit-la-régie. Compte tenu de la forte identité culturelle du secteur traditionnel dans ce type d'économie, ce conflit permet, ponctuellement, l'avènement de nouveaux acteurs sociaux et ou politiques, créant ainsi de nombreuses opportunités d'un développement local court. Pour ne pas souscrire aux théories d'un développement capitaliste dépendant (avec l'argent du commerce des 260.000 tonnes de fig d'en Martinique, par an ; tu investis dans une manufacture de chapeaux bakwa ou dans l'agro-industrie de confiture de barbadine, par exemple), les théories dépendantistes, c'est bien la "racialisation" des rapports sociaux de production qui a empêché l'avènement de classes sociales, disons historiques, notamment une véritable classe moyenne et une paysannerie dynamique, qui auraient permis un contexte politique favorable à une accumulation martiniquaise.
Dans une telle économie, le secteur capitaliste bénéficie d'une forte identité juridique (il est soutenu par un Etat, fut-il lòlòy oben nolfok) mais ne dispose pas d'une identité culturelle (une légitimité historique), l'inverse du secteur traditionnel. C'est cette forte identité juridique (avoir le droit pour soi) qui favorise une dégradation accélérée de l'entour social et culturel nécessaire à toute économie, la marginalisation poussée du secteur traditionnel et sa transformation parfois en un secteur informel, sans une identité culturelle franche et sans identité juridique, machann poul-djoksinen-woti bò lari, bonm-pizza-fomaj-la-vache-qui-rit, machann chichi, (moun ka genyen "à crédit" ek ka vire-vann "au comptant" ba lezòt) ; tous ces manje-kochon qui font grossir l'obésité d'en Martinique. Dans certaines économies capitalistes dépendantes, quand l'Etat contrôle tout ou la majeure partie du territoire, le secteur traditionnel intègre les techniques du secteur capitaliste, absorbe une bonne partie des tensions sociales et résiste vaillamment au remodelage du paysage socioculturel de la société en dépendance, c'est par là que ces sociétés entrent dans le développement intégré.
Contrôlés par le secteur capitaliste et des élites politiques converties à une certaine modernité, les médias de masse font circuler des valeurs allochtones qui participent au démantèlement du secteur traditionnel et sapent la cohésion de ces sociétés. Un savoir exogène rentre ici en conflit avec le savoir endogène, une mémoire de transmission s'érode chaque jour et une mémoire d'archives fait poussière dans les bibliothèques départementales et/ou régionales. Paradoxalement, dans le cas de la Martinique, l'élite économique maîtrise peu ou pas ce savoir exogène d'où cet "attachement féodal à la terre" (l'expression était de Guy Cabort-Masson) et cette incapacité à investir le secteur secondaire, 13.9% du PIB, en 2010. C'est cet "attachement féodal à la terre" et l'investissement du commerce de gros (héritage des négociants) qui ont empêché le basculement dans le capitalisme dépendant préservant ainsi l'entour socioculturel de la plantation américaine, matrifocalité, oralité, zouk, majò aux kat-zorèy, danmie-pran-lanmò, sèbi-douvan-dèyè, machann bonbon-chouval, gato-malelive etc.
3- L'incontournable marché intérieur.
Le développement intégré dépasse la croissance économique ; c’est que plus qu’une quantité de biens et de services destinée à la satisfaction des besoins matérielles des populations ; le développement intégré englobe un bien-être individuel et social des personnes, l’éducation, la santé, les communications de masse, les styles de vie intime, le mabèlo zip-zap-wabap, le kòkòlò-anba-seren, etc. Le développement endogène est centré sur l'humain ; son but c'est la valorisation des cultures locales. Or, une politique de développement qui prendrait en considération l'identité collective ou culturelle, de sorte que les populations deviennent les acteurs de leur propre développement, ne pourrait être le fait d'une puissance politique d'outremer, ni d'une petite collectivité locale sans un pouvoir législatif ni un pouvoir réglementaire, sui generis.
C'est que le développement endogène suppose un inventaire permanent des ressources, naturelles non-renouvelables (le sable-tout-venant du Tombeau des Caraïbes), naturelles renouvelables (l'eau de la mare de Fonselemo, la forêt d'Ajoupa-Bouillon, toutes les tèt-chadron dans la mer des Caraïbes), humaines, politiques, matérielles, culturelles. Cet inventaire est de la compétence d'une autorité politique naturelle, dans le cas de la Guadeloupe et de la Martinique, un Etat Caribéen Intégré. C'est qu'il mobiliserait tous les savoirs locaux (le savoir martiniquais peut être lu en Guadeloupe, Haïti ou Trinidad, ou Sainte-Lucie, et vice-versa, la circularité caribéenne) et s'étalerait sur plusieurs générations, stimulant le dialogue intergénérationnel et apaisant les conflits.
En l'absence d'une autorité politique naturelle, le marché intérieur en tant qu'il est le lieu d'une valorisation/dévalorisation/revalorisation de biens matériels et culturels par le jeu de l'offre et de la demande, peut fixer, de façon temporaire, les conditions de cet inventaire. Dans l'économie de comptoir légalisée d'en Martinique, il n'y a ni autorité politique historique, ni marché intérieur, juste une horde de pousseurs de caddies gobant des sous-produits d'outremer, en tête de gondole. Se pou "laviktwa" yo ka ale, ba yo lè pou yo pase.
4- Un pouvoir politique domicilié
Cette notion de développement intégré qui réinvente incessamment le futur, suppose une haute conscience politique. Il faut donc une organisation politique durable pour établir un inventaire rigoureux et permanent des ressources naturelles renouvelables et non renouvelables, des ressources humaines, des ressources culturelles et des ressources politiques qui permettent de dessiner les contours d’une socialisation politique qui elle-même marginalise le clientélisme politique et, en retour (feeback), permet le renouvellement des mêmes ressources culturelles et politiques. Il n'y a pas d'autorité politique naturelle en Martinique, il n'y a donc pas de boîte noire mais une mémoire de transmission qui murmure la langue folle des nèg-mawon. C’est cette organisation politique durable, elle seule, qui, les peuples guadeloupéen, guyanais et martiniquais en sont terriblement dépourvus, reconstruisant une identité politique caribéenne et/ou latino-américaine intégrée, refroidirait durablement la violence circulaire, la violence intracommunautaire, et arbitrerait équitablement le conflit entre le secteur capitaliste et le secteur traditionnel. Cette organisation politique durable ne peut être autre chose qu'un Etat martiniquais (ou guadeloupéen, ou guyanais) intégré dans l'espace régional caribéen/latino-américain.
En tant qu'il est une variable qualitative, le développement endogène entretient une relation étroite au politique, en ce qu’il introduit systématiquement des variables socioculturelles et concerne plusieurs générations. Le développement endogène suppose donc une pleine conscience politique. Il repose justement sur la prise de conscience des déséquilibres et des déviations que le modèle de développement dominant produit dans les économies en dépendance et de l'épuisement des ressources allouées aux générations futures.
Dans les sociétés en dépendance, le développement capitaliste (le développement lié à la croissance, à l'accumulation des richesses matérielles, à l'émergence d'une hyper-rationalité) produit systématiquement une pauvreté des populations et une uniformisation culturelle qui menacent la cohésion des sociétés. Une organisation politique intégrée pourrait prévenir et corriger, durablement, les dégâts d'un tel développement. Nous ne sommes pas au développement capitaliste en Martinique puisque l'élite économique n'est pas naturelle, sinon elle se serait suicider en tant qu'ethnie pour devenir une bourgeoisie martiniquaise, même compradore.
Dans ces pays sans une autorité politique intégrée, un Etat autochtone pour les projeter, ces pays qui n'appartiennent à aucune organisation régionale et supranationale, la Martinique est un pays sans un Etat autochtone pour la projeter, l'élaboration des politiques de développement butte incessamment sur des inventaires des ressources incomplets, parfois inexistants, un pathétique réflexe de gestionnaire. En ce qu'il repose sur le respect des cultures locales, le développement endogène n'est pas possible en dehors d'un pouvoir politique intégré.
Simao moun Wanakera

C'est qui il hein ?
Rédigé par : Katrin-pikan | 28 janvier 2012 à 21:01
Assemblée Générale Ordinaire Annuelle de l'ASSAUPAMAR : LE DIMANCHE 29 JANVIER 2012 A 8 HEURES PRECISES CANTINE SCOLAIRE DE LONG-PRÉ AU LAMENTIN !
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Sa two fò ba mwen, man pa ka konprann rak
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Difficultés et obstacles à la citoyenneté guadeloupéenne :
un essai de mise en perspective à partir de l’histoire.
Par Jean-Pierre Sainton
jeudi 2 février 2012
à la Casa del tango,
651 rue Alfred Lumière à Jarry.
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Francis Carole, candidat aux élections législatives dans le Centre
Rédigé par : Info Martinique | 06 février 2012 à 16:10
REUNION AVEC Marcellin NADEAU, dimanche 12 février 2012
à 9 heures chez Mme et Mr CABAS, cité Pohie,
n°10 route Aimé CESAIRE
face au stade Albert JOYAU Prêcheur .
Rédigé par : Kanmo Matinik | 11 février 2012 à 12:34