Bat-lawonn politik 2008
Wanakera jou ki jou

Yogannèl 2008

Municipales 2008

                  

Yl_38

                         

            Comme pour affirmer une identité politique désormais en construction obligée, les municipales 2008 ont accéléré la fin des partis assimilationnistes en Martinique. Même si la Fédération  Socialiste se maintient à Trinité et au Vauclin, le déclin des sections locales de partis politiques français, initié dès la fin des années 70, a pris une tournure définitive avec la défaite et le retrait précipité de Anicet Turinay au Gros-Morne, l’élimination dès le premier tour, tant aux municipales qu’aux cantonales, du fondé de pouvoir UMP local et la défaite du maire de Schœlcher, A. Almont. Quatre-vingt neuf voix et le maintien politiquement incorrect du candidat PPM ont sauvé A. Lesueur à Rivière-Salée.

Mais ne nous y trompons pas, cette déroute des partis assimilationnistes, de droite, de gauche et parfois d’extrême gauche, ne démontre pas, malheureusement, une conscience caribéenne en progression, une véritable identité politique qui poserait les premières pierres d’un projet politique martiniquais et caribéen, d’un Etat martiniquais, libre associé, intégré dans une fédération caribéenne, ou souverain et interdépendant. Au contraire, un régionalisme servile (le syndrome de la périphérie voire l’ultra-périphéricité) s’installe, reprenant indûment quelques-uns des termes et thèmes les plus rétrogrades de l’assimilationnisme d’hier, les vernissant d’une pellicule négro-créole, parfois même caribéo-folklorique. Un ethnologisme culturel pétrifiant qui joue dangereusement dans la cour des idéologies et agite une ethno-citoyenneté sans générosité politique, ni dimension sociale, rétrécit chaque jour  l’espace politique martiniquais, le vidant de toute espérance politique.

Les municipales 2008 ont donné quitus au nouveau discours régionaliste, réélisant des maires, dès le premier tour avec des majorités de plus de 75% des suffrages. C’est dire que la culture politique martiniquaise reste largement défaillante et qu’elle n’a toujours pas intégré les atouts d’une opposition conséquente. Les campagnes politiques martiniquaises font encore circuler une violence folklorique (la tête de cochon du Marin, les partisans qui hantent le repos des morts et troublent le silence des cimetières ; les hommes lige qui montent la garde devant la mairie ; les maires trop confortablement élus, dès le premier tour, qui ont trop souvent vaincu, "la calomnie, le dénigrement, la violence physique, le kout tjenbwa" ; les dénonciations "d’achat de conscience" qui ne sont appuyées par aucune action en justice) qui montre bien une non-maîtrise du politique, une difficulté à se projeter, une incapacité à entreprendre la continuité d’un projet historique (celui de Lumina Sophie, L. Telgard, R. Solèy, E. Lacaille, A. Villard, Simoniz, D. Bolivard, E. Sidney, , etc.) et parfaire une expérience collective, par delà les visions partisanes. Le nika -twa chat mare latje’w- exécuté par une foule en délire au Gros-Morne, lors de la proclamation des résultats du premier tour et ces croyances stupides qui rendent suspecte  toute mort accidentelle dans la commune pendant la période électorale montrent bien une socialisation politique, si ce n’est la socialisation, qui butte sur une irresponsabilité séculaire ; une culture politique, si ce n’est la culture, plombée, dès l’origine, par une domination politique et raciale.

Quels enseignements tirés de la déroute des fanatiques de l’assimilation ? Quels discours nouveaux peuvent prétendre redonner corps à l’espace politique martiniquais ? Quelles logiques politiques conduisent le resserrement "régionaliste" dans la revendication martiniquaise ?

Une idéologie gestionnaire et molle s’est définitivement installée en Martinique au début des années 80 figeant toute revendication politique et affirmant le primat des revendications sociales et matérialistes. Compte tenu de la persistance d’un modèle social hérité de la plantation esclavagiste et recadré, en permanence, par et dans le modèle social industriel puis postindustriel français, l’espace social et politique martiniquais reste en proie à une hypertrophie des revendications matérialistes et sociales. Ce sont, désormais, les compétences de gestion des ressources matérielles et des ressources humaines qui prévalent ; à ce jeu, les assimilationnistes traditionnels qui ne maîtrisent pas le local, perdent à tous les coups. Les "autonomistes" et les "indépendantistes" qui ont une longue expérience, en tant qu’acteurs politiques et sociaux, du fait social et culturel martiniquais sont donc nettement plus doués aux exercices de gestion des problèmes sociaux ou personnels. Ils sont beaucoup plus à l’aise et plus au fait de cette ère gestionnaire et non politique. Paradoxalement, le déclin assimilationniste, précipité par les municipales 2008 et une nouvelle dérive schoelchériste, ouvre une nouvelle ère de la racialisation des rapports sociaux et de la marginalisation du politique dans ce pays.

1 – Le mal électoral martiniquais. De trop larges majorités politiques qui annihilent le débat public et découragent les oppositions. Il est difficilement admissible, dans une démocratie, fût-elle molle et néocoloniale, qu’un maire puisse être élu avec plus de 75 % des suffrages, dans une ville de plus de 5 000 habitants. C’est le cas de messieurs S. Letchimi à Fort-de-France (67 636 inscrits, 82.62%), P. Samot au Lamentin (23 006 inscrits, 76.40%), L. J. Manscour à Trinité (9 636 inscrits, 77.36%), et même L. Veilleur à Rivière-Pilote (11 263 inscrits, 72.52%). Dans un tel modèle gestionnaire, c’est le politique qui s’érode ouvrant larges les portes du macoutisme et/ou du clientélisme politique, de la déliquescence politique, sociale et culturelle, mais c’est surtout la nécessaire dichotomie des âges, en termes de jeune/vieux, ou plus simplement de génération qui fait problème ici. Si la petite-fille vote exactement comme sa grand-mère, à 82% c’est le cas, alors c’est l’ensemble sociétal qui ne se projette guère, qui ne transmet rien, qui n’arrive pas à construire un ordre d’intégration des normes et valeurs, - ritualisme, conformisme, réformisme (innovation), évasion (rastafarisme) et rébellion- ; qui n’arrive pas à se construire en tant que système politique. Pour sortir de cette nuit coloniale, à l’heure de la mondialisation de l’économie et de la "caribéanisation" de la culture martiniquaise, il faudra un contre-système caribéen efficace en Martinique. 

L’autre variable qui valide cette hypothèse d’un espace politique qui jamais ne se projette, c’est la longévité politique des maires et conseillers généraux. R. Désiré (PPM, de la ville du Marin, 6 415 inscrits) qui entame son cinquième mandat, trente ans de gestion municipale, est désormais sur les traces de Aimé Césaire, plus de cinquante ans (1945-2001) à la tête de la cité foyalaise ; M. Maurice, au Morne-vert (1598 inscrits) entame également le mandat de ces trente ans de gestion municipale, heureusement, un sursaut d’orgueil des populations, de Sainte-Marie (16 516 inscrits) qui a sorti G. Lordinot (25 ans), et du Gros-Morne (7 996 inscrits) qui a sorti A. Turinay (25 ans). Les populations de Rivière-Salée (8 561 inscrits) et de Sainte-Luce (6 600 inscrits) ont réélu de justesse messieurs Lesueur et Crusol (moins de cent voix d’écart à Rivière-salée et 300 à Sainte-Luce) qui commencent ainsi leur mandat des 25 ans de gestion municipale. Dans le cas de l’élection de A. Lesueur c’est le maintien du candidat PPM, parti politique abusivement placé à gauche de l’échiquier politique en Martinique, qui a permis la réélection de cet ultra-assimilationniste de droite.  Cette trop longue longévité politique compromet sérieusement les chances d’un renouvellement politique, participe à la marginalisation des jeunes et des femmes, corrompt durablement la capacité de l’espace politique martiniquais à construire une hiérarchie et une différenciation, en un mot, à faire système. Un contre-système qui façonnerait les résistances à la domination politique, à l’exploitation économique et sociale, à la misère culturelle et ferait converger toutes les libertés vers des espaces politiques et sociaux intégrés et sans cesse renouvelés. 

Le délire électoral martiniquais c’est également ces candidats qui exaltent un chauvinisme communal, au Lamentin, au Carbet par exemple. Ils appellent ça, "l’implantation locale" ; c’est là une reproduction morbide des interdits de la plantation esclavagiste d’il y a deux siècles. Les élections françaises en Martinique, municipales, régionales, cantonales, trop absorbées par une culture coloniale de la non-responsabilité politique, trop liées à une politique d’infantilisation systématique, dénaturent terriblement l’identité politique martiniquaise. C’est que toutes les familles politiques martiniquaises, départementalistes, autonomistes et même une frange importante des indépendantistes reproduisent (avec des petites corrections partisanes, certes) un schoelchérisme coutumier qui prétend montrer la liberté au petit nègre ébouriffé et satisfait.

2 - La fin des assimilationnistes ? La débâcle  des sortants UMP et FMP, Almont, Anonay, Roger Nado, Monplaisir, Turinay, est malheureusement compensé par les cinq victoires PPM aux cantonales à Fort-de-France et au Carbet et quelque part, par cette trop large victoire de S. Letchimi au municipales de Fort-de-France (encore une fois, 82.62%). C’est que le PPM (Parti Progressiste Martiniquais), créé, il faut le rappeler, le 22 mars 1958 par A. Césaire, à la suite de la scission au sein de la Fédération communiste de la Martinique, en octobre 1956, pour combattre l’assimilation, n’a jamais véritablement renoncé à l’idéal d’intégration républicaine schoelchérienne. La lettre à M. Thorez qui mettait à l’honneur un leader lucide qui pointait "l’assimilationnisme paternaliste" des dirigeants communistes français et réclamait un droit à l’initiative  pour les peuples colonisés, n’avait pas épuisé l’idéal schoelchériste d’intégration républicaine. D’ailleurs, la date du 27 avril 1848 fût longtemps célébrée, avec conques de lambi et tambours-djouba, dans la cour du Palais de justice de Fort-de-France (là où l’immortel Viktò donne la liberté au petit-nègre trop anonyme pour être un nègre, an nèg se an sièk-tan, tjeko) par le PPM jusqu’en 1971, année où une poignée de militants emmenés par Guy-Cabort-Masson fit irruption dans une de ces manifestations et appelèrent à célébrer la date du 22 mai 1848, date de libération des esclaves de Martinique par eux-mêmes.

Si tous les départementalistes sont assimilationnistes, la majeure partie des "autonomistes", se sont en fait des partisans d’une petite décentralisation outre-mer, reste profondément assimilationniste. L’assimilationnisme c’est ce discours politico-dépendant qui appelle et/ou travaille à noyer la formation sociale Martinique dont l’identité politique n’est pas véritablement achevée dans un système social et politique ultramarin, taillé dans la postmodernité et l’individuation des sociétés d’Europe occidentale. Le discours assimilationniste fait circuler une idéologie coloriste héritée de la plantation esclavagiste du 18è siècle n’imputant rien à la hiérarchie raciale d’origine. Le discours négriste traditionnel prend de nos jours des accents noiristes - read my lips, black is so blue in racial diversity - pour faire circuler cette hiérarchie raciale du 18 è siècle. Les partisans d’une décentralisation qu’ils appellent insidieusement, l’autonomie (article 74, assemblée unique, aggiornamento administratif, article 73, zone franche globale) sont largement imprégnés de cette idéologie coloriste quand ils n’arrivent pas à distinguer compétence et pouvoir politique. Quand il n’y a pas un pouvoir politique autochtone pour définir une hiérarchie des normes et des valeurs, pour penser le contrôle social sur la répartition et la production des richesses alors c’est la hiérarchie coutumière qui s’impose ou se pose que sais-je. Dans ces formations sociales post-esclavagistes, une hiérarchie raciale a courcircuité les dichotomies sociales traditionnelles.

Au fond, c’est la timide volonté politique française de redistribution partielle de compétences politiques qui précipite la fin des fidèles alliés de la politique coloniale/néocoloniale française en Martinique. Se tankou chaye dlo nan panyen. Dans le cas de la Martinique et seulement dans le cas de la Martinique, les logiques politiques de décentralisation liées à la construction européenne buttent incessamment sur les interlocuteurs traditionnels parce que ces hyper-aliénés n’ont aucune culture politique locale. Or, la mondialisation de l’économie et même la construction européenne exigent des politiques locales fortement intégrées. Les autonomistes et les indépendantistes d’hier ont plusieurs longueurs d’avance sur les assimilationnistes traditionnels, en termes de capacité à mobiliser les ressources locales. C’est cette capacité à mobiliser les ressources locales qui peut amortir ponctuellement le choc des dérives liberticides des politiques néocoloniales dans un monde totalement ouvert.      

3 – Le discours régionaliste. L’identité politique martiniquaise en bonne voie de construction dans les années 70/80 a été corrompue par un moratoire fallacieux qui a entraîné tous les autonomistes ou proclamés comme tel, a dépolitisé les acteurs traditionnels de la rupture, les amenant à investir le mouvement social, puis à opter pour des étapes dans le "projet martiniquais", ce qui affaiblit de facto le projet. Ce moratoire fallacieux a surtout désolidarisé les intellectuels et artistes martiniquais du projet initial, les projetant dans un négro-centrisme puis créolo-centrisme zoukant et suicidaire. Les revendications politiques nées à la fin des années 50 ont été diluées dans cette dérive coloriste qui a pétrifié le peuple martiniquais dans une identité nègre voire "black" parfois créole, bien entretenue par la négrophobie traditionnelle française. Le moratoire était une halte poétique pour reprendre souffle après épuisement, là où aucun processus politique n’avait été véritablement engagé.

Le discours régionaliste ne colle pas une caribéanité ou je ne sais quelle antillanité. Il compose étroitement avec un schoelchérisme séculaire désormais éclaté d’une part, en un césairisme de musée qui, opportuniste  proclame un national-chauvinisme vicieux, parfois vicié (premier parti nationaliste martiniquais) et en même temps puise toutes ses ressources politiques et même culturelles outre-mer dans le microcosme social-démocrate et doucement négrophobe français. L’autre éclatée du schoelchérisme séculaire, c’est une ultra-périphéricité gestionnaire (idéologie de la dépendance économique et sociale) qui gonfle, pateline, les torses nus du patriotisme. La guerre fratricide et affligeante des héritiers du césairisme, PPM et RDM, n’oppose pas des visions politiques (autonomistes) ni des modes de gestions différents mais met face-à-face les deux éclatées du schoelchérisme coutumier. L’une, trop attelée à l’idéologie coloriste des 18 et 19e siècles, refonde inconsciemment et en sa défaveur, une hiérarchie raciale surannée. L’autre, trop intime du messianisme schoelchérien purge le réel martiniquais de toute substance politique, entrainant d’ailleurs quelques-uns des vrais acteurs du changement politique, les indépendantistes.

Le sous-espace politique ainsi créé ne laisse aucune place au politique et même le syndicalisme patriotique d'hier a reculé devant un syndicalisme, disons, alimentaire. C’est que cette ère gestionnaire qui ne finit pas, puise ses ressources dans le "larbinisme" historique martiniquais (et la culture du wèlto qui va avec, nou pa pi kòkòdò pase anlòt) mais aussi dans des nouvelles logiques politiques françaises, un néocolonialisme de proximité qui implique des acteurs politiques natifs et même quelques uns des  secteurs de la contestation locale. Les élections locales, surtout les municipales et cantonales donnent comme une garantie de survie aux peuples dominés en ce qu'elles sont les portes d’entrée dans un sous-système structurant que les peuples dominés croient maîtriser.

                                           Dans les dominations politiques postmodernes, l’individuation ou plus simplement l'hyper segmentation des communautés désactive durablement la socialisation politique locale. Elle tourne folle dans un nativisme qui ne transmet rien et se fige dans un délire commémoratif, "nous fils de nos ancêtres". Elle ne projette pas. Dans cette Martinique en souffrance d’espaces sociaux, sui generis et d’un pouvoir politique intégré (an djòktòch politik natifnatal), l’insuffisance généralisée de la culture politique a planté ici et là comme des trous noirs qui aspirent toutes les ressources politiques et culturelles traditionnelles mais ne restituent rien, ayen toubannman. C’est la mémoire de transmission qui s’essouffle, désormais. Il faudrait pouvoir articuler la mémoire d’archives à un espace-mémoire caribéen pour étoffer, densifier cette culture politique et reconstruire un devenir caribéen en Martinique.

                                                                                Simao moun Wanakera

                                                                                      Henri Taillefond 

                                          

Commentaires

Betty Schoelcher

Pourquoi la socialisation politique ne pourrait être laissée à l'état français ? La socialisation se fait en général dans la famille, à l'école, dans les associations, dans les entreprises... mais surtout à l'école. L'école est une institution d'Etat non ?

Serge

Les indépendantistes sont parfois plus assimilationnistes que les autonomistes ou même les départementalistes. Il y en a beaucoup qui savent pas leur langue, ne connaissent pas leur pays et d'ailleurs depuis qu'ils sont aux commandes, le pays est plus français que jamais.

Patricia la foyalaise

Cher Simao moun Wanakera, tu n'as pas signalé dans cet article la victoire d'une femme, pour la première fois dans l'histoire de la Martinique. Madame Dulys, maire du Morne Rouge. Tu es devenu macho ou quoi ?

Kénèt

Il ne faut pas mettre tous les maires dans le même panier à crabes. certains, comme Serge Letchimi, ont salué leurs adversaires. Guy Lordinot a reconnu sa défaîte et a bien demandé à tous de se ranger derrière Nestor Azérot pour faire gagner Sainte Marie. Alfred Almont a été digne dans la défaite. L. Veilleur également a été très politique dans ses déclarations et même Roger Nado a souhaité "bon vent" à Marcelin Nado. Alors, nos politiques ne sont pas si peu digne dans la victoire. J'oubliais ! Pierre Samot a invité ses adversaires à travailler avec l'équipe gagnante.

Simao moun Wanakera

Chère Patricia la foyalaise. "Foyalaise" la ka toufe mwen...madanm la te di mwen "petit monsieur, il pleut en commune...". Cet article, "municipales 2008" fait suite à l'article "yogannèl 2008" où j'explique qu'on ne peut parler d'espace politique, voire de système politique si les femmes et les jeunes y sont exlus.
"Yogannèl 2008" explique qu'il ne s'agit pas de faire un écho au mandat de madame Luce Lemestre entre 1949 et 1951 au Morne-vert. Et c'est pourquoi toutes la Martinique auraient dû se dresser derrière madame N'Guela au Trois-Ilets, tous les hommes tou. Dans le cas d'une élection de Man N'Guela on aurait pû entrevoir un changement en Martinique. Nou te'e pe di se ti bolonm Wanakera a (Matnik) bay nan an sivite. Il faut lire les trois textes qui se complètent dans une chronologie simplifiée, l'avant, le premier tour, le deuxième tour. Se bay menm.

Pierrot

En fait la droite qui perd c'est celle qui a voté "non" officiellement le 7 décembre 2003 et qui s'est désintéressée des débats sur le SMDE et l'Agenda 21, en décembre 2007. Elle a montré qu'elle était loin des intérêts et préoccupations du pays. Vous me direz que le PPM qui avait officiellement voté "oui" le 7 décembre 2003 mais anba-feuille a fait campagne pour le "non" et avait boycotté la réunion de décembre 2007, est également loin des intérêts du pays et pourtant il a remporté haut la main les cantonales et les municipales. Il y a eu une dynamique Letchimi à Fort-de-France qui a entrainé les autres villes. C'est pour vous dire que le système politique martiniquais est plus complexe que vous ne le croyez. Il fonctionne comme le PPM, oui par devant, non par derrière ou vice-versa et le "chat en sac" en prime.

Morne-des-Esses en marche

Ye kouz ! Les chaises de l'opposition samaritaine sont restées vides à l'occasion de l'investiture du nouveau maire... Pourtant notre maire sortant avait dit, dimanche dernier "tous derrière le nouveau maire pour faire gagner Sainte-Marie". Enben i pa té la kou tala !

Yich Lakay

Qui peut croire encore que le MIM est pour l'indépendance ? Sa tête de liste aux Trois-îlets a dit qu'elle n'était pas indépendantiste. Cette déclaration ne l'a pas fait gagner. D'après nous le MIM est juste un peu autonomiste et encore.

L'indépendantiste

Côté indépendantiste, c'est le Modemas le grand gagnant puisqu'il dirige maintenant deux villes de la Martinique et deux cantons. Et si le MIM n'est pas vraiement un parti indépendantiste, c'est pourquoi les PPM et la droite s'agitent contre le MIM qui vient chasser sur leur terrain, il n'y a plus que deux maires indépendantistes en Martinique et une majorité de municipalités autonomistes, ce qui veut dire que le blocage politique va repartir pour longtemps.

foyalis la

Sé l'IMP ki genyen sé éleksion tala. Yo genyen Foyal "wo lanmen" piskè l'IMP épi PPM sé bon makòkòt atjèlman. Dépi 1981, PPM toujou ka fè konpè èk pati politik ki ni pouvwa politik la an Frans. Lè sé sosialis yo sosialis, lè se RPR yo RPR, lè sé IMP yo IMP. Ou a tiré'y si ou sé javel !

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