Pete-chenn lan
22 Me 1848

Lire ou relire C.L.R. James

"Liberté et égalité"

Les jacobins noirs,

Toussaint Louverture et la révolution de Saint-Domingue

de C. L. R. James, édition Amsterdam, oct. 2008

 Les jacobins noirs.2 Toussaint Louverture. 1 Jean-Jacques Dessalines.2

 

Les révolutions antiesclavagistes furent peu nombreuses  dans l’espace américain puisque les marronnages et révoltes dont le but premier était la liberté, avaient été les sorties les plus consacrées du système-esclavage. Les révolutions poursuivent toujours un idéal de liberté auquel elles attèlent, systématiquement, une/des revendications en vue d’un  accès aux ressources matérielles. La terre et /ou le pain  sont les revendications matérialistes les plus souvent accolées à cet idéal de liberté.  

Jean-Jacques Dessalines

Dans sa générosité toute caribéenne, voire américaine, la révolution haïtienne avait curieusement poursuivi deux idéaux sans y adjoindre une demande matérialiste. L’égalité et la liberté sont ces deux principes, empruntés au marronnage et à la révolte d’esclaves qui ont éclairé l’action de ces masses de Saint-Domingue, les ont façonné  peuple, autour de Toussaint Louverture puis Jean-Jacques Dessalines, en douze ans de soulèvements, de guerre, de carnage, de trahisons, etc.

 Le récit historique caribéen (et même américain) est resté accroché à ce  vieux pré-requis d’une histoire caribéenne (ou américaine) comme prolongement de l’histoire européenne ; la révolution haïtienne aurait été fille (ou petite sœur) de la révolution française et  C. L. R. James n’avait pas cherché à se débarrasser de cette vision euro-centrée, à l’égarer dans les halliers de l’histoire haïtienne. Il n’avait pas étudié, scrupuleusement, les résistances antiesclavagistes ; la grande communauté Le Maniel dont Santiago avait fait comme un royaume de 7 000 âmes ; l’armée de marrons, 5 000 hommes,  de Dieudonné et Laplume ; la force secrète (une arme miraculeuse) de la religion nago ; le parler créole haïtien, les prêches et empoisonnements de Mackandal ; la révolte de Limbe ; le serment de Bwa-kayiman ; les suicides ; les danses dawome-zepol ; Boukman, Biassou, Jean-François, et tous les autres. Ces révoltes et marronnages pré-insurrectionnels avaient non seulement modelé la Révolution haïtienne autour de l’idéal de liberté mais plus avant, avaient permis l’éclosion d’une diversité d’acteurs révolutionnaires déterminés dont Toussaint Louverture et Jean-Jacques Dessalines avaient été les figures majeures.  Quels  espaces sociaux nouveaux avaient pu  faire émerger des acteurs aussi courageux et singuliers ?

 Les jacobins noirs Toussaint Louverture n’avait rejoint la Révolution Haïtienne  qu’en octobre 1792 soit un peu plus d’an après que Boukman eût donné le signal lors de la cérémonie de Bwa-Kayiman (forêt du Morne Rouge) le 22 aout 1791. Jean-Jacques Dessalines qui fut le premier à proposer l’idéal d’indépendance avait d’abord été lieutenant de Toussaint Louverture avant d’être promu général en chef des insurgés en octobre 1802 lors de la mutinerie de l’armée de Saint-Domingue.   C’est cette mutinerie qui avait déclenché  le mot d’ordre, « indépendance ou la mort » qui faisait écho au  projet de Mackandal puis  de Boukman, «exterminer tous les européens pour s’emparer de la colonie».  Ce mot d’ordre d’indépendance dépassait les idéaux, trop fuyants, de liberté et d’égalité. Le serment de Bwa-Kayiman et l’organisation à laquelle il appelait ne projetaient ils pas déjà un dépassement de l’idéal de liberté que les marronnages magnifiaient ? Quant à l’idéal d’égalité que Toussaint Louverture,  infatigable soldat de la République Française, personnifiait, il limitait la portée même de la liberté puisqu’il attacherait un statut de noir colonisé à cette liberté nouvelle. La liberté contenait déjà la fin du système-esclavage.   Pourquoi  Cyril Lionel Robert James n’a-t-il pas  envisagé dans Les jacobins noirs,  une pluralité des aspirations, des niveaux de conscience historique et politique ? Les révolutions, même les révolutions antiesclavagistes prises dans l’étau de la conscience raciale, mobilisent des ressources militaires, politiques, spirituelles et matérielles qui  étoffent et intègrent méthodiquement les aspirations vraies, autochtones  et  marginalisent, jusqu’à désintégrer, les aspirations décentrées, allochtones.      

Le livre de C. L. R. James, Les Jacobins noirs,  écrit en 1938, a montré la transformation d’une masse d’esclaves qui, habituellement, tremblaient devant quelques petits blancs des colonies,  en acteurs de l’histoire. Cette transformation avait individualisé, le lecteur peut s’égarer dans la diversité des visages de la révolution Haïtienne dépeints par C.R.L. James. Elle avait également ré-humanisé, au sens où les acteurs de la Révolution Haïtienne entraient en conscience politique, dépassant la vieille conscience raciale pour se projeter dans le devenir peuple.  C.L.R. James a donc  tracé une histoire haïtienne bouleversante qui avait circulé à travers le pays et dont l’unité était invisible compte tenu d’une culture politique, et même d’une culture globale, éclatée mais dont les actions parfois sourdes ont cimenté un art de la guerre, achevé.

1-Liberté et égalité.

Avec ces deux notions de liberté et d’égalité au centre de son récit, C.L.R. James inscrivait la Révolution Haïtienne dans le prolongement de la révolution Française.  En fait, la prise des rênes par Toussaint Louverture marquait une rupture nette. Elle terminait le temps de la spontanéité et des nèg-mawon, Makandal, Boukman, Biassou, Jean-François, etc. Elle ouvrait un temps nouveau, celui des militaires. C.R.L. James insiste bien, avant Toussaint Louverture Haïti avait connu une insurrection, avec Toussaint c’est d’une révolution qu’il s’agissait. Et même si, la révolution avait commencé ailleurs, même s’il avait été un fidèle général de la Républicain Française,  Toussaint Louverture, par son intelligence, sa capacité d’anticipation et d’organisation avait donné un visage singulier à cette insurrection d’esclave. 

L’idéal de liberté que poursuivaient les marronnages, petits ou grands avait fait le lien dans la masse des esclaves. Pour C.L.R. James c’est la crainte d’un rétablissement de l’esclavage qui avait mobilisé tous ces esclaves et galvanisé les troupes de Toussaint Louverture.  Mais l’idéal de liberté était, habituellement, au cœur même des pratiques de marronnage. Si la Révolution haïtienne n’avait attelé aucune revendication, disons matérialiste, (la propriété de la terre, des usines à sucres) à l’idéal de liberté c’est bien que les marronnages y avaient joué un rôle premier dans la fabrication de l’élan et/ou le projet révolutionnaire.  

L’idéal d’égalité avait pu circuler dans la population servile de la grande case.  Toussaint Louverture était, comme la majorité des leaders de la Révolution Haïtienne,  issu du petit personnel des esclaves domestiques, -cochers, cuisiniers, nourrices, domestiques, souflantjou universels, etc. – qui échappait au calvaire permanent que subissait la masse des esclaves, et pouvait même acquérir un peu d’instruction. Cet idéal d’égalité qui avait été importé de France posait deux problèmes que James n’aborde pas directement dans son récit. D’abord, les stratèges de l’armée haïtienne sont longtemps restés indécis quant à l’aboutissement de la révolution. Même après que  Dessalines eut adopté le mot d’ordre d’indépendance, C.R.L. James note qu’en Novembre 1803 « l’armée nationale arborait toujours le drapeau tricolore ». Lors d’une  conférence à Arcahaye, Dessalines avait enlevé la partie blanche du drapeau tricolore français et remplacé les initiales R.F (que les tafiatè de Wanakera lisent Ronm lan Fini) par le slogan « La liberté ou la mort ». Le nouveau drapeau ne fut déployé qu’en Mai 1803.    Le deuxième problème c’était cette difficulté à devancer les trahisons, les desseins de Napoléon Bonaparte (Lapo-lonyon Bonm-lapat), c’était  cette manie de gober quelques félicitations du gouverneur français en place qui avaient retardé la revendication d’indépendance. C.L.R. James a relu les nombreuses lettres à Hédouville, Laveaux, Sonthonax ou Leclerc qui montraient un Toussaint Louverture totalement dévoué au renforcement des liens avec la République française, même quand cette République fut confisquée.

Dans l’univers concentrationnaire de la plantation esclavagiste, liberté et égalité s’opposaient frontalement. Revendiquer l’égalité c’était choisir de rester dans la plantation esclavagiste ou post-esclavagiste, c’était valider une domination raciale. La liberté supposait le marronnage.

                         2- Toussaint Louverture.

Makandal avait été capturé et brûlé vif en 1758 et Boukman était mort dans les premières saccades de la Révolution Haïtienne. Jean-François et Biassou, chefs marrons de la première heure, s’étaient compromis avec les espagnols puis les anglais. Toussaint Louverture n’était l’héritier d’aucun de ces révolutionnaires. L’image que dessine le récit de C.R.L. James est, quelque part, en décalage de la réalité haïtienne, il était, au départ, le chef incontesté d’une insurrection qui s’était vite essoufflée.  Son cursus de soldat avait été exceptionnel et C.R.L. James semble tomber en adoration devant le portrait du personnage qu’il trace. Dans les montagnes, Toussaint avait vite pris le commandement des insurgés, Dessalines, Christophe le maître d’hôtel, Paul Louverture et Moïse l’avaient rejoint. C’est en octobre 1792 qu’il assura son premier commandement et deux ans plus tard, il commandait une armée de 5 000 hommes. Toussaint Louverture était devenu un officier français et infligeait  aux espagnols, puis aux anglais plusieurs défaites dans le grand Nord nourricier.    

C’est seulement quand il avait pris connaissance du décret du 4 février 1794 qui abolissait l’esclavage, qu’il s’était retourné enfin contre les Espagnols et s’était joint à Sonthonax pour combattre les Britanniques. L’autorité et le pouvoir de Toussaint Louverture, officier de l’armée française, ne cessait de grandir. Avec 5000 hommes sous ses ordres, il tenait  une ligne de positions fortifiées entre le nord et l’ouest de Saint-Domingue. Les forces britanniques et espagnoles, en face, étaient supérieures en armement et en approvisionnement mais le génie militaire de Toussaint Louverture compensait. Quant aux forces mulâtres commandées par Rigaud, elles fricotaient avec les Britanniques. James montre bien cette ascension d’un Toussaint Louverture, farouche combattant de la lutte contre l’esclavage et petit père des paysans du Nord.

Lorsque la révolution française a éclaté, les « petits blancs » ont voulu saisir l’occasion pour devenir les maîtres de l’île. Leur stratégie était simple, voire simplette, exterminer tous les mulâtres et s’approprier leurs biens. Les mulâtres ainsi échaudés s’étaient vite alliés à l’armée de va-nu-pieds de Toussaint Louverture mais l’alliance n’avait pas tenu. C. R. L. James a pisté un personnage hors du commun qui, infatigable ouvrier de la République française avait cherché des unités impossibles pour empêcher le rétablissement de l’esclavage. Le conflit racial et la conscience politique trop arcboutée sur la mémoire de l’esclavage avaient empêché cette unité.     

Le 7 juin 1802, Toussaint Louverture avait été convoqué à un entretien avec le général Brunet. Une fois sur place, il avait été saisi, enchaîné, et jeté avec sa famille dans une frégate qui l’avait ramené en France. Il mourut de froid et de mauvais traitements à Fort-de-Joux, dans le Jura, en avril 1803. Mais cette arrestation n’avait rien arrangé pour Leclerc et la première armée du monde. Le mois suivant, à bout de souffle, il suppliait Paris de le remplacer et d’envoyer des renforts. Sur les 37 000 soldats français qui étaient venus par débarquements successifs, il n’en restait que 10 000, dont 8 000 étaient dans les hôpitaux.  Après la déportation de Toussaint Louverture, le général Jean-Jacques Dessalines, « le brave des braves »,  s’était retiré dans le nord du pays où il avait affronté et repoussé l’armée française commandée par Rochambeau dans le combat de Crête-à-Pierrot, Petite-rivière de l’Artibonite. En novembre 1803 il déploya tout son génie militaire pour remporter la célèbre bataille de Vertières qui mit fin à la colonie française de Saint-Domingue. Le 1er Janvier 1804, Dessalines proclama, dans la ville des Gonaïves, l’indépendance d’Haïti.   

                          3- Construire un paradigme caribéen.

Il y a deux enseignements majeurs à tirer du récit qu’a fait C.L.R James de la Révolution Haïtienne. D’abord cette idée d’une hyper complexité de l’histoire haïtienne. Le récit de C.R.L. James est accorée d’une pléthore de mémoires natives et de figures révolutionnaires. Cette complexité haïtienne, cette mémoire plurielle et cette densité des revirements, trahisons appellent une lecture singulière des faits haïtiens.  

L’autre enseignement c’est cette permanence de l’idéal de liberté qui n’est jamais pensée en termes d’une liberté collective mais comme un marronnage qui valait pour tous. Le récit de C.R.L. James dégage bien une solidarité haïtienne, montre bien une armée en mouvement qui remporte des victoires et gagne une guerre et même défait la première armée du monde mais c’est, d’après le récit de C.R.L. James, la crainte d’un retour de l’esclavage qui reliait les guerriers haïtiens. La guerre d’indépendance finie, cette solidarité, cette unité avait volé en éclat.

Un paradigme caribéen, d’autant que l’histoire comme toutes les sciences sociales et humaines s’attache aux faits, donnerait place première aux résistances antiesclavagistes et notamment le marronnage d’autant que ce dernier introduit, certes faiblement, la conscience politique.  Mettre les résistances antiesclavagistes au centre de l’étude de ces sociétés esclavagistes donnerait des pistes pour  comprendre la circulation spécifique de la culture politique  dans les sociétés post-esclavagistes et les sociétés caribéennes et américaines modernes. C’est que la transformation (en moins d’une génération) des esclaves haïtiens en acteurs de l’histoire, en une puissante armée de combattants, nous fait comprendre qu’au fond, les systèmes esclavages américains et plus particulièrement caribéens furent des lieux d’une domination incommensurable qui avait cassé les êtres individuellement, avait déshumanisé mais paradoxalement avait soudé des communautés.  Les esclaves insurgés ont fini par vaincre, tour à tour, les grandes puissances européennes qu’étaient l’Espagne, l’Angleterre et la France. Cette transformation que C.R.L. James explique par l’exemplarité d’un chef,  nous montre bien que l’histoire caribéenne ne peut-être le prolongement d’une histoire européenne.

Dans l’histoire caribéenne et américaine, les deux idéaux de la liberté et de l’égalité ont irrigué et irriguent encore l’action humaine. Ils touchent, par moment, la dichotomie conscience raciale/conscience politique. Ganga Zumba et Zumbi dos Palmares, Toussaint Louverture et Jean-Jacques Dessalines, le colonel Delgres et le commandant Ignace, Louis Telgard et Eugène Lacaille, Martin Luther King et Malcom X, autant d’acteurs sociaux déchirés entre ces deux logiques d’action.  

Toussaint Louverture avait porté très haut un idéal républicain d’égalité qui, pensé ailleurs, n’avait pas  de véritable prise sur la réalité haïtienne ou caribéenne. S’il était pensé comme un rempart unique contre le rétablissement de l’esclavage, c’est ce que le récit de C. R. L. James donne à lire, cet idéal d’égalité  ne pouvait effacer deux siècles de déshumanisation.  C’est bien l’idéal de liberté et les marronnages qu’il suppose jusqu’à l’érection d’un état  autochtone qui ré-humaniserait l’être outragé.

Simao moun Wanakera

Les jacobins noirs, Toussaint Louverture et la révolution de Saint-Domingue,

C. L. R. James, éditions Amsterdam, oct. 2008

Commentaires

Ras Michel Gwadada

Henri Banjou, "La Révolution et l'esclavage à la Guadeloupe, 1789-1802" : épopée noire et génocide, éditions L'Harmattan

Haïti-Kiskeya

Toussaint Louverture c'est le précurseur. C'est le père de l'indépendance d'Haïti même si c'est Dessalines qui obtenu.

Jersen 1804

Tousen ak Desalin ki ba'n libète. Si pa gen Tousen, pa gen Desalin. Tousen ap p2te non'l, Louverture, l'ap wouvè chimen.

Yich E. lakay

Tu veux dire que les leaders de la révolution haïtienne n'avaient pas vraiment réussi à dépasser le conflit racial pour ériger une conscience nationale ou une culture politique. Mais Toussaint Louverture était politique puisqu'il revendiquait une autonomie locale et rejetait l'indépendance. c'était discuter d'égal à égal avec les blancs, comme Aimé Césaire.

Catherine des mornes

Des historiens affirment que Dessalines était né sur le continent africain d'autres écrivent qu'il était bien né en Haïti. Le livre de CLR James apporte t-il une lumière sur ce mystère ?

Kanmo Matnik

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mercredi 3 juin 2009
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