Tjouns degra a
Tjouns degra a

"Mannikou vègle"

Mésaventures

de la conscience martiniquaise

Bwet la

Le très insignifiant et confus débat politique, en Martinique, prend parfois les allures d’un pitt du fait de la faiblesse des marqueurs politiques locaux et de cette surprenante  perversion des niveaux d’intégration culturelle et politique. C’est dire la défaillance des systèmes scolaires.  Le bon sens martiniquais dérive au gré des effets de contexte, du ressassement créole, de la marginalisation de la langue martiniquaise, de l’infantilisation des acteurs sociaux, de l’irrationalité des acteurs politiques, du complexe d’infériorité et d’autres petites choses de la vie quotidienne et d’un passé non-maîtrisé.

Trois faits récents ont illustré cette confusion dans le débat politique et la défaillance de la socialisation politique qu’elle sous-tend. Le premier fait  c’est le tapage fait autour du dérapage de monsieur Claude Cayol. Une épi-phrase, inopportune, lancée à la cantonade dans un contexte de  joute verbale et de manipulation grossière, dans  les "tranchées" de l’Hôtel de Région et c’est toute la Martinique qui traîne l’un des siens sur l’échafaud  d’un démiurge  autoproclamé de l’antiracisme européen, en plein cœur de la capitale de la négritude ; et c’est un article de la constitution française qui nous lâcherait les bras ballants dans une dictature macoute. Cette Martinique là, pur produit de la colonisation française, atypique et bouffonne à l’envi, importe jusqu’au sentiment de  culpabilité  de ses maîtres européens. 

A l’inverse, une  formule gratuite qui n’a suscité aucun commentaire particulier  dans l’intelligentsia martiniquaise, c’est celle de l’édilité foyalaise : "l’article 74 est une coquille vide". Quand un premier magistrat doublé d’un parlementaire français stigmatise ainsi un des articles d’une constitution dont il est, quelque part, le gardien et  qui régit 5 et bientôt, au moins 6, des collectivités territoriales françaises, alors c’est toute la légitimité du  politique qui s’effondre. Le politicien d’en Martinique travaillerait-il, consciemment ou inconsciemment, à la fin du politique en Martinique, à la fin du peuple et du pays Martinique ? C’est traiter le législateur français en "mannikou vègle"  et  faire le procès en incompétence de tous les parlementaires français.   Ce propos irréfléchi est beaucoup plus grave que la petite phrase de Monsieur Claude Cayol, or aucun politique martiniquais ne semble avoir prêté l’oreille.  Comment un parlementaire français peut-il stigmatiser ainsi un article de la constitution française dont son parti  projetterait  l’expérimentation dans six ans, à moins qu’un nouveau changement de stratégie nous ait échappé. Deux des vieux ennemis de la vie politique en Martinique ont, vicieusement, chevauché, chacun, un article de la constitution française et sèment une division inaltérable dans la population martiniquaise.  Il n’y aura pas, à coup sûr, de vainqueur ni de vaincu puisque c’est d’une consultation populaire qu’il s’agit mais des blessures, dans la population et même dans le peuple martiniquais, à jamais profondes.

La troisième épi-phrase c’est celle d’un journaliste présentateur de la télévision publique locale qui, rapportant le propos d’une ministre de plein droit, affirmait : "une loi ordinaire suffit à l’organisation la collectivité territoriale unique", en cas de victoire du oui le 24 janvier après une défaite du oui le 10. Cette manipulation grossière et vicieuse participe de cette instrumentalisation de l’information dont le but affiché est la sauvegarde désespérée d’intérêts catégoriels. Il est écrit dans l’article 72 de la constitution française que les communes, départements, régions, collectivités à statut particulier et les collectivités d’outremer régies par l’article 74 sont les collectivités territoriales françaises, "toute autre collectivité territoriale est créée par  la loi, le cas échéant en lieu et place d’une ou de plusieurs collectivités mentionnées au présent alinéa" ; une constitution ne saurait être un énoncé abracadabrantesque du droit coutumier à l’ombre des baobabs ou mapous centenaires. Une telle malhonnêteté intellectuelle devrait être, fermement, sanctionnée car non seulement elle més-informe et désinforme mais plus loin elle a pour but, au-delà de la confusion entretenue,  un délitement du trop fragile espace politique martiniquais. Plus cet espace politique martiniquais se désagrège, plus la violence intra-communautaire gangrène la société.  

L’épi-phrase de Monsieur Claude Cayol est beaucoup moins grave parce que prononcée sur des barricades martiniquaises ; c’est le contexte qui a produit ce dérapage, il n’est pas raciste, à proprement parler,  mais coloriste et résolument xénophobe. C’était, sans doute, une remontée de ses vingt ans de militantisme PPM. Dans un contexte de personnalisation démesurée du politique, ces trois épi-phrases déconstruisent le politique au quotidien, elles trompent, elles instrumentalisent immodérément ; dans les deux derniers cas, l’on cherche la confusion généralisée en sorte d’imposer le renvoi sine die d’un changement pourtant inéluctable, depuis mars 2003. Il faut être totalement aliéné pour voter contre ses "intérêts propres", fussent-ils encadrés. Il faut être ignare pour voter contre l’avenir, contre ses propres enfants.

1-   Et Claude Cayol shoota dans un ballon plombé, bagadam !

Si mes souvenirs d'adolescence sont bons, C. Cayol avait une très belle frappe du pied gauche. Je ne me ferais pas l’avocat de l’ancien footballeur, d’abord je ne suis pas avocat et ensuite mes footballeurs préférés c’étaient G. Eguienta, Louis Félix Flavien dit Lajibie, Nestor Nijean et Laurent Gibon pour leur générosité et leur abnégation, ce qui exalte le sens collectif chez les footballeurs. Mais il faut s’arrêter sur l’épi-phrase de C. Cayol puisqu’elle est polysémique. Elle est sous-jacente de l’idéologie coloriste qui circule en Martinique depuis la nuit esclavagiste, mais elle n’est pas forcément raciste. L’adjectif numéral, deux, désactive le racial dans la phrase. Si C. Cayol dit bien "deux petits blancs", il les distingue, ces deux là. D’abord une distinction ethnique dans le groupe des manifestants et après, une individuation, ces deux "blancs" là ne seraient pas comme les autres "blancs". Dans la weltanschauung créole, l’expression "petit blanc" renvoie à l’affect, peut-être même à une intimité subie ou partagée. "Petit" c’est dire qu’ils nous sont familiers. C’est l’adjectif "vieux" qui marque la différence, si mes savoirs en créolologie (une vraie phénoménologie de l’être martiniquais) sont justes.

Mais Je crois savoir que C. Cayol  est un militant politique, un militant anticolonialiste, vingt ans PPM (parti progressiste martiniquais) ça pèse son poids de culture politique césairiste et aujourd’hui membre du Rassemblement Démocratique Martiniquais, un parti autonomiste, né de la dernière scission et du départ des derniers autonomistes du PPM. Dans le langage politique césairiste, le "petit blanc"  est un agent, un chien de garde du colonialisme et du racisme habituel. Il ne peut y avoir de colonialisme sans racisme. Si l’on entend bien que la population martiniquaise est phénotypiquement diverse, alors l’adjectif qualificatif  "petit blanc" isolerait ces deux personnes du groupe des manifestants. Le dérapage de C. Cayol participe de la xénophobie et est condamnable pour ça mais certainement pas du racisme.

Excédé par la grossièreté d’une manipulation, C. Cayol  pointe du doigt deux personnes "mal coiffées et qui puent" dit-il ;  ces deux personnes sont des "petits blancs" donc des personnes étrangères au pays Martinique, au quotidien-Martinique. Mais puisqu’ils peuvent manipuler un groupe d’élèves et de parents d’élèves, ils sont devenus, quelque part, des acteurs du quotidien-Martinique, malgré C. Cayol et tous les martiniquais dignes.  Si le dérapage de C. Cayol est une incitation à la haine raciale alors chaque jour, la télévision publique et les médias officiels qui stigmatisent les noirs, écrivant parfois "noir" avec un N majuscule puisqu’ils seraient les ressortissants d’un Etat souverain qu’on nommerait la Noirerie-an-tjou-man-deviran, seraient les premiers acteurs de la circulation de l’idéologie raciale. Quand on présente délibérément la drépanocytose comme la "maladie des noirs" ou le cancer de la prostate comme "le cancer des noirs", non pas des antillais ou des africains mais "le cancer des noirs", quand on commente en ces termes "50% de ces noirs sont atteints du virus du SIDA" un film montrant une petite armée d’un petit royaume, quelque part dans l’Afrique australe, qui défile paisiblement, par exemple, un téléspectateur martiniquais averti, devrait dénoncer énergiquement une incitation à la haine raciale. Mais quand un de nos chaben pointe du doigt la manipulation de deux petits blancs alors tous les martiniquais devraient dénoncer une xénophobie, mais certainement pas du racisme.  Le racisme dont l'évaluation et la hiérarchisation systématiques (en fonction de paramètres subjectifs) sont la condition sine qua non, est beaucoup plus complexe que ça.        

2-   L’édilité foyalaise divague. 

"L’article 74 c’est une coquille vide". Cet écart de langage d’un parlementaire français et premier magistrat d’une grande ville, par ailleurs  grand manitou de l’article 73, atteste d’une non-maîtrise du politique français. Dans une constitution, un article n’est jamais isolé, il est en lecture croisée/décroisée/recroisée avec d’autres articles, l’article premier est incontournable dans une constitution ou dans les statuts d’une association, tous les autres articles en découlent. C’est toute la tragédie martiniquaise arc-boutée sur une mise en pitt  73/74, un pathétique numéro de cartomancie.  Là encore, je ne suis pas l’avocat de l’article 74 de la constitution française, je suis bondamannimannan l'ouvrier d'une constitution caribéenne de la République Telgarienne de  Wanakera, mais tenir un tel propos, en tant que parlementaire français, signifierait que le législateur français et le parlementaire qu’il est, seraient incompétents et irrationnels. C’est donc là, un procès en incompétence mais également en irrationalité. Ils, les parlementaires français se réuniraient en congrès, à Versailles, pour produire une "coquille vide", c’est bien qu’ils sont irrationnels et incompétents. Voici un magistrat qui vilipende un article de la constitution française et qui entend nous le proposer dans six ans, après la phase d’expérimentation d’une collectivité unique régie par l’article 73 de la même constitution française.

Si bwabwa te ka tjwe se pa jòdi tout moun PPM ja chape abolay, ale jwenn Kanmiy. L’on a toujours pas trouvé ou entendu un militant PPM pour déplorer, si ce n’est dénoncer le ridicule des trois dernières positions de ce parti. Car enfin, un parti présenté comme autonomiste et parfois lourdement comme "premier parti nationaliste martiniquais" qui donne conseil aux martiniquais d'aller voter contre les "intérêts propres" du pays, qu’il présente comme une nation, balise résolument les chemins d’un suicide « politique » collectif.     

A bien y réfléchir c’est la CTU régie par l’article 73 de la constitution française qui jetterait la Martinique dans les dérades de l’incertitude. Sept insuffisances entourent la CTU qu'une loi organique créera si les martiniquais votaient oui le 24 après avoir voté contre les "intérêts propres" de la Martinique le 10 janvier. Primo, aucune collectivité, disons, des outremers français, n’a fait l’expérience d’une CTU. Deuxio, l’exécutif unique de cette collectivité aurait trop de compétences, ce qui faciliterait le clientélisme, la personnalisation des rapports sociaux et politiques. Tertio, dans un contexte de mondialisation ultralibérale et de désengagement des états centraux, cette collectivité manquerait gravement d’outils juridiques pour parer la crise économique sociale et culturelle, elle reproduirait invariablement la crise politique. La COM reproduirait également la crise politique mais désactiverait temporairement les marqueurs locaux de la crise économique et sociale, elle boosterait ponctuellement, le culturel.  Quarto, une telle collectivité, la CTU, aurait pour ressources essentielles, les ressources traditionnelles des collectivités qu’elle remplacerait, l’octroi de mer est la principale de ces ressources, or en 2014 l’Europe pourrait supprimer l’octroi de mer. La nouvelle collectivité unique ne disposerait pas d’outils juridiques pour relancer l’économie et trouver d’autres sources de financement, en dehors des dotations de l’Etat central, or l’Etat central se désengage comme partout ailleurs.  Quinto, une telle collectivité répéterait, sans fin, un débat institutionnel poussiéreux. Sexto, soit elle se transformera en une collectivité d’outremer, soit elle prendra le statut d’une collectivité spéciale avec la perte possible des "spécificités d’outremer". Seto, elle pérenniserait l’économie de comptoir taillant une organisation fiscale sur mesure pour la plantocratie féodale, ce dernier danger guette également la COM. Il faut préciser que l’édilité foyalaise est plutôt dans l’article 73 révisé, celui de mars 2003, même si elle n’a pas compris que c’est une loi organique qui créerait la CTU sortie d’une "victoire" du oui le 24 après une "défaite" du non le 10.  La droite locale, progressiste ou conservatrice, est en permanence dans l’article 73 de mars 1946/1958 et voit dans cette CTU, une occasion de revenir au Conseil général de Ti Momo, d’il y a quarante ans.   

3-   La loi organique.

Une partie du PPM avait crié au "chat an sak" lors de la consultation de décembre 2003, sans doute après deux "pete-pie mal kraze".  Ce sont ces nonistes de 2003 qui organisent le chantage à la perte d’acquis sociaux ou d’égalité sociale, aujourd’hui. Ceux des PPM qui appelaient à voter "oui" en 2003 ont créé le RDM, deux ans plus tard. Le même scénario se reproduisant, il est à parier qu’une nouvelle scission guette le PPM au sortir de cette consultation, quelque soient les résultats. Si en 2003, collectivité territoriale unique projetée devait s’organiser sur le principe de l’identité législative, la loi constitutionnelle de 2008 a, quelque part, invalidé le principe d’identité législative ; la nouvelle collectivité pouvant  légiférer après un contrôle à priori, les habilitations. Et si la loi organique devait allonger la période des habilitations de 2 à six ans alors, les domaines de compétences de la Collectivité d’Outremer et de la Collectivité territoriale unique étant les mêmes, ce qui changerait c’est la mise en œuvre, plus fluide dans le cadre de la collectivité d’outremer.

Et puisque "le statut quo n’est plus possible", la loi organique qui créera cette Collectivité territoriale Unique, réintroduira automatiquement le "juste degré d’autonomie" pour prétendre sortir de la crise économique et sociale, culturelle et politique, sui generis. Même si une loi ordinaire fixait les conditions d’entrée en vigueur d’une telle collectivité, c’est bien une loi organique qui fixera l’organisation et les compétences de cette CTU notamment la durée des habilitations (deux ans maximum actuellement) et les expérimentations de nouvelles compétences, hors compétences régaliennes. Et puisque ce système présente de nombreux dysfonctionnements, déjà sur le papier, en premier lieu, les habilitations, alors des "degrés d’autonomie" devraient être introduits en permanence. Nous sommes ici ou là, COM ou CTU, dans un processus, et tous les changements seraient possibles. Le monde est ouvert, les martiniquais devront s'y faire. 

C’est donc la majorité à la tête de cette COM ou CTU qui lui donnera un ton et une couleur plus ou moins autonomistes. C’est la majorité qui sortira des régionales 2010 qui  donnera une "direction" à la loi organique, quelque soient les résultats.

Il reste qu’un appel à voter contre les "intérêts propres" de la Martinique discréditerait durablement la classe politique martiniquaise et accélérerait la dilution de cette formation sociale inachevée.  Dès lors, un Etat martiniquais, autonome ou libre associé, intégré dans une fédération caribéenne, ou souverain s’imposerait comme ultime recours à la fin des peuple et pays Martinique.

Simao moun Wanakera

Commentaires

révolisyonè 59

ou lé di nou plis adan l'inconnu epi 73 la ki epi 74 la ? Serj ka kouyonnen nou alors.

Kanmo Matnik

MORNE-ROUGE : OBJECTIF 74 - RENDEZ-VOUS CITOYEN
MARDI 29 déc. 18 H 30
RV Citoyen à la MEDIATHEQUE du BOURG


Le Comité OBJECTIF 74 convie la population du MORNE-ROUGE à son "Rendez-Vous Citoyen" à la MEDIATHEQUE du BOURG.

Exposé des raisons du choix de l'Art. 74, argumentaire et interventions des membres du Comité alimenteront cette réunion publique.

Un débat citoyen est prévu ce MARDI 29 DECEMBRE 2009. à 18 h 30 autour de la question proposée par le Président de la République :

"Approuvez-vous la transformation de la Martinique en une Collectivité d’Outre-Mer régie par l’Article 74 de la Constitution, dotée d’une organisation particulière tenant compte de ses intérêts propres au sein de la République."

Kanmo Matnik

ANSES D'ARLET -
RV Citoyen à Petite-Anse
le SAMEDI 2 JANVIER à 18 h30
RV Citoyen à PETITE ANSE

Le Comité OBJECTIF 74 convie la population de Petite-Anse à son RV Citoyen le SAMEDI 2 JANVIER 2009 à 18 h 30.

Exposé des raisons du choix de l'Art. 74, argumentaire et interventions des membres du Comité alimenteront cette réunion publique.

Un débat citoyen est prévu ce SAMEDI 2 JANVIER 2009. à 18 h 30 autour de la question proposée par le Président de la République :

"Approuvez-vous la transformation de la Martinique en une Collectivité d’Outre-Mer régie par l’Article 74 de la Constitution, dotée d’une organisation particulière tenant compte de ses intérêts propres au sein de la République."

Matinik74

ALFRED MARIE-JEANNE S’ADRESSE AU MONDE ECONOMIQUE.

Pour répondre à la demande d’un certain nombre, Alfred MARIE-JEANNE invite les acteurs économiques à une réunion d’information et d’échanges, le jeudi 7 janvier de 16 à 18 heures, au Conseil Régional (salles de délibération), dans le cadre du débat sur l’évolution institutionnelle.


Cette réunion portera notamment sur les aspects liés aux orientations et aux résolutions envisagées dans le cadre du développement économique de la Martinique.


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