Nouvel Karayib la
Ago Kanmo a !

Césairistes et césairiens

Les héritiers du césairisme

Emile Tresfield 315 Impasse Césaire    

Le régionalisme césairien est à son apogée. Un assimilationnisme fossoyeur  qui, chaque jour, pervertit la conscience politique en Martinique et érode une éthique de liberté responsable  que les indépendantismes des années 60/70 avaient, patiemment façonné. Entre césairistes  (et/ou césairolâtres)  hyper-conservateurs (PPM, FSM, BPM, PRM) et césairiens réformistes (RDM, une grosse frange du MIM, quelques-uns du MODEMAS et du PALIMA) un débat avilissant (c'est plutôt d'un cancan qu'il s'agit) s'est installé depuis le "chat an sak" de C.A. Darsières, avant  décembre 2007, qui, chaque jour, déconstruit cette minorité active,  le peuple martiniquais.

 Aime_cesaire Qu'on comprenne enfin, avec son "chat an sak", Camille A. Darsières était bien  en service politique commandé en 2006 et Aimé Césaire lui-même n'avait pas été un grand réformiste après 56 ans à la tête de la collectivité foyalaise. Les hyper-conservateurs et hyper-assimilationnistes du PPM avaient alors fait campagne contre la fameuse CTU (Collectivité Territoriale Unique) de l'article 73 de la constitution française. Les césairiens réformistes, le courant social-démocrate du PPM d'avant la scission,  avaient sauvé l'honneur du régionalisme césairien et fait campagne pour cette collectivité unique ; finalement,  ils étaient allés jusqu'à la rupture,  devenue inéluctable. Les césairistes et assimilationnistes porteurs d'un idéal émoussé du revivalisme nègre qui adosse  l'identité martiniquaise à la "nationalité française", ont ainsi façonné un double langage qui permettait de rassembler large, jusqu'à la droite ultra-assimilationniste. Cette dernière était d'ailleurs née de la première scission PPM, en 1964, quand l'aile la plus assimilationniste du parti de Trénelle (E. Maurice, A. Joyau, Cleoron, Marie-Anne)  avait rejoint des socialistes dont  A. Sauphanor, J. Mercan, G. Tell et des communistes dont M. Renard,  pour former la section locale de l'UNR.  Plus tard, les césairiens réformistes, le PMS ayant adhéré au PPM en 1976, avaient abandonné, doucement, cet idéal  rocambolesque du "nationalisme nègre" pour la seule, disons,  revendication  d'une responsabilité martiniquaise encadrée, d'où cette subculture de la gouvernance locale, clientéliste, qui a supplanté toute revendication politique, en Martinique. En dehors des échéances électorales, le politique se résume, aujourd'hui, aux questions, parfois tellement ridicules,  d'un député à la ministre de tutelle. Autrement, comment un juriste et ancien député de la Martinique, apparenté socialiste et vieux nationaliste historique (man se pè!), pouvait-il pousser le ridicule  jusqu'à assimiler un aggiornamento administratif qui fusionnerait deux collectivités locales d'un même article de la constitution française, à un changement de régime politique ? Comment des politiciens psychasthéniques,  malgré de longues heures à arpenter les couloirs de la représentation nationale euh... française, ont-ils pu confondre une réformette administrative qui renforcerait les pouvoirs du représentant de l'Etat français, avec  une autonomie politique ?   Régions et départements d'outremer, sont des collectivités territoriales françaises au même titre que les communes, les collectivités d'outremer du régime  74, les collectivités à statuts spéciaux, etc.  C'est ce débat qui continue de tourmenter le personnel politique d'en-Martinique même après le discours de l'Atrium quand il avait applaudi, chaleureusement,  le garant de la constitution française qui,  projetant une équation entre les habilitations et la durée d'une mandature et rétablissant l'exécutif collégial de cette collectivité, avait politiquement disqualifié ce personnel politique d'en-Martinique  et ramené le dit débat au statut d'un ouragan dans une bassine d'eau destinée à la toilette vespérale d'une kapistrel.   

Ce débat, une chiure de mayengwen sur la queue d'une vache dans les mornes de Bwa-Leza quand tu passes sur la Route de la Trace à 50 km/h, n'aurait aucun intérêt si monsieur A. Marie-Jeanne et le MIM n'y avaient  misé 30 années de combat indépendantiste pour une liberté responsable, y entraînant l'essentiel des militants d'un  Etat martiniquais. Camille,  l'indépendantiste de Bòd-Kannal  sur KMT, n'a toujours pas compris que l'indépendance, en tant qu'elle n'est qu'un idéal, dépasserait l'Etat martiniquais en question.  Ce malheureux coup de serbi marie-jeanniste avait contribué à la dérèglementation du champ politique et culturel martiniquais dont le premier moratoire de 1982 avait donné le signal ; le contre-système martiniquais naissant qui avait fait notre fierté jusqu'à la fin des années 70, avait fondu dans un sous-système français politiquement disqualifié et gobant, ababa djol-koule, l'alignement d'une formation sociale sortie de la plantation insulaire américaine sur un système social postindustriel et euro-centré.   L'identité politique martiniquaise déjà moribonde s'était définitivement érodée dans  les djol-fò de ce bon vieux-monde négro-créolo-euro-dépendant, nationaliste à Bòd-Kannal  et/ou patriote à Larine-Lawviè-Pilòt, et drôlement sousèkè dans les couloirs secondaires de la représentation politique française.

Cinquante-deux ans de régionalisme césairien ont laminé le pays-Martinique (ta'a se pa Moi, laminaire ; se Moi, sousèkè), un délire identitaire, doucement coloriste, qui a fait racines par routinisation et par une lecture inapaisée de l'histoire. En confiant aux césairistes assimilationnistes tous les leviers des cinq plus grandes collectivités territoriales françaises en Martinique (Conseil Général, Conseil Régional, Ville de Fort-de-France, ville du Lamentin et CACEM), la population d'en-Martinique avait encore travaillé à la dissolution  du peuple martiniquais ; c'est là, la preuve d'une résistance toute martiniquaise, invisible, toujours.

                1- Le revivalisme nègre pour idéal politique.

Emile Tresfield 099 Les poètes magnifient un idéal de liberté individuelle ; et cette liberté là dépasse le politique, sans cesse déconstruite, elle introduit une spiritualité laïque, ouverte. La poésie d'Aimé Césaire avait rêvé d'un être africain, un el dorado africain peut-être, dans le communisme des mornes de Martinique-Caraïbe-Amérique,  un véritable angélisme. Très grand poète de langue française mais plutôt  faible en culture politique martiniquaise, en culture caribéenne, lato sensu,  le fondateur du PPM  avait fait preuve d'une grande naïveté en politique. La culture politique suppose une lecture apaisée de l'histoire, un récit sans cesse travaillé. Le revivalisme nègre ne pouvait être un humanisme puisqu'il entreprend l'universel par la "race" ou la culture. Un humanisme se construirait  autour de cette idée d'un dépassement  de la race ("il n'y a pas de monde blanc, il n'y a pas d'éthique blanche, ... il y a de part et d'autres du monde des hommes qui cherchent", Frantz Fanon, Peau noire, masques blancs ; et il faut toujours souligner le pluriel des masques pour comprendre pleinement le texte fanonien)  et d'une vision de la culture comme d'une construction réflexive.  Le revivalisme nègre ne pouvait être un idéal politique, le jeune Frantz Fanon nous l'expliquait déjà, le politique suppose une lecture apaisée de l'histoire c'est à dire son dépassement, je cite toujours de mémoire : "Je ne suis pas prisonnier de l'Histoire, je ne dois pas y chercher le sens de ma destinée." Oui, il faut distinguer la pensée fanonienne, une pensée de l'action militante, comme d'une catharsis, du rêve césairien, un angélisme capon.        

Le courant politique  césairiste avait façonné cette idée abracadabrantesque d'une modernité française qui déconstruirait la puissance économique et financière de la plantocratie locale. C'est malheureusement, pour Aimé Césaire, les césairistes et les césairiens,  sous le régime de l'identité législative (assimilation et égalité) que cette plantocratie s'était consolidée en tant que "classe raciale", ils se définissent eux-mêmes comme une communauté ethnique, ça fait kòchte dans une créolité bonda-mezanmi. Jamais, dans l'histoire française en Martinique, cette ethno-classe ne s'était trouvée dans un tel contexte, sans un conflit de classe ou sans une urgence politique majeure, qui pèserait sur elle. Cette sécurité sociopolitique a été installée par la départementalisation. Ce sont les communistes français (et quel humanisme) qui avaient conçu cette entrée en modernité pour leurs petits camarades d'outremer, validant ainsi le postulat marxiste, (peut-être une prophétie marxienne) selon lequel c'est le prolétariat européen qui libérerait le prolétariat du Sud après l'instauration de la dictature du prolétariat en Europe, lire F. Engels, le rôle de la violence dans l'histoire.  Evidemment, Braas, Calabar, Nupe, la République de Palmares, la République de Para, la Révolution Haïtienne, la République Nèg-Matinik de 1870 avaient contrarié ce messianisme de pacotille qui avait hanté les communistes d'en-Martinique jusqu'à la scission PKLS (Pati Kominis pou Lendepandans ek Sosializ), en Mai 1984. Le PPM et les césairistes (et peut-être même la majorité des césairiens) avaient cultivé une telle ânerie. Elle est, aujourd'hui,  au centre du faux débat,  autour de l'installation d'une collectivité unique, qui tourmente le personnel politique d'en-Martinique.

Outremer  (décolonisée, la langue de Martinique dit "an-tjou-man-deviran"), le nègre césairien avait été supplanté par le noir-français, euro-black et doctement créole, un sousèkè universel  qui prétend refonder le revivalisme nègre comme idéal culturel, "nous fils de nos ancêtres esclaves", réduisant ces hommes et femmes à leur seule condition sociale, sans marronage possible, sans un welto -ou wè'y ou pa wè'y, sakre mal-mouton-.  Monsieur Aimé Césaire était resté loin du carnaval des autres  ("la ka gade mas pase", se Marius Cultier te ka di sa) ; c'est là son honneur. Ses fils et filles euro-blacks-créoles, djonmpi dans l'asphalte et le béton des faubourgs parisiens, n'ont pas réussi à lire serait-ce qu'un de ses poèmes, "je ne récuse pas j'accueille les mots (recueillant le sang du son) je sais leur mémoire, ce qu'ils ont à me rendre: tout c'est tout dire", et cherchent à jouir de toute parcelle de l'héritage concédée par l'Etat français. 

                2- La revendication d'une  responsabilité domiciliée.

Intégrant la tragédie politique du 26 février et 19 mars 1946, des césairiens avaient vite abandonné cet idéal de conviction abracadabrantesque, la modernité française pour  accorer la domination économique de la plantocratie, pour un idéal de responsabilité domiciliée. J'écris idéal de responsabilité et jamais éthique de responsabilité, celle ci supposant, à mon sens, une culture politique propre, natifnatal quoi !

A la suite des évènements de Décembre 1959, le PCM (Parti Communiste Martiniquais) avait proposé  un statut de Territoire fédéré à la République Française avec un conseil de gouvernement (un conseil exécutif) et une assemblée législative. Ce projet d'autonomie politique, une assemblée législative donc autonomie politique, de  Février 1960 dépassait l'autonomie administrative qui avait eu cours, en Martinique, de 1866 à avril 1900 et dont Marius Hurard et les républicains progressistes avaient, fiévreusement, buté sur les contours.  En Avril 1960, le PPM avait (avec le PCM et le PSU)  adopté le principe d'un exécutif local, rejetant l'assimilation mais ce n'est que vers 1966, après la Tricontinentale de La Havane, et deux ans après la défection de l'aile ultra-assimilationniste de ce parti, que le PPM adopta le mot d'ordre d'"autonomie pour la nation martiniquaise". Que pouvait bien signifier ce mot d'ordre ?  Une "nation martiniquaise" renvoyait, de facto, au principe d'indépendance politique mais le moratoire de 1983 avait déconstruit le principe, plus timoré, d'autonomie politique. "Autonomiste", le PPM des années 80 avait vite fait l'éloge de la petite décentralisation G. Deferre. L'appel à voter contre "les intérêts propres de la Martinique dans le cadre de la République (française)", en janvier 2010, faisait écho aux reniements politiques de 1958 et de 1983, le tout donnant du relief au désastre de mars 1946. Les héritiers n'étaient pas sortis de la route tracée par leur père, l'adoption du principe d'autonomie en 1966 n'avait visé qu'à sortir d'un isolement politique trop ingrat et pesant. Le PPM était et reste un parti assimilationniste "nous avons besoin de vous car c'est grâce à vous que nou survivons" et les héritiers ne trahissent en rien la pensée du Nègre fondamental. Il n'y a pas de néo-PPM.

 L'alliance des indépendantismes avec le RDM (Rassemblement Démocratique Martiniquais, issu d'une scission de l'aile sociale-démocrate réformiste du PPM) fonderait  cette idée d'un néo-PPM. Cette aile réformiste avait porté, avant la scission, le projet d'une responsabilité domiciliée qui n'avait jamais fait l'unanimité au sein du PPM. Le projet régionaliste porté par le RDM-MIM/CNCP-MODEMAS-Objectif-Martinique-PALIMA-PCM (Man fout espere man pa ladje pèsonn nan chimen mètaferaj lakay) reste largement en deçà du projet autonomiste ficelé par le Parti Communiste Martiniquais lors du deuxième congrès au Morne-Rouge, les 30 et 31 Juillet 1960.  

                3- Des indépendantismes sans projet d'un Etat martiniquais.

En hommage à Aimé Césaire, un ancien premier ministre français, bien incapable de déclamer serait-ce qu'un vers du poète, "cette gorgée d'astres revomie en gâteau de lucioles"  ou "j'habite un troupeau de chèvres tirant sur la tétine de l'arganier le plus désolé" ou encore "ceux qui n'ont exploré ni les mers ni le ciel mais ceux sans qui la terre ne serait pas la terre gibbosité d'autant plus bienfaisante que la terre déserte davantage de terre..."  avait insisté sur cette qualité césairienne à "museler les indépendantistes". Il n'avait pas dit si le Nèg Fondalnatal  avait été en service commandé. En fait, une fraction indépendantiste avait habité les partis dits autonomistes, dès 1966. C'est que le mot d'ordre d'autonomie est intenable quand la domination externe est facilitée par une domination interne. Les deux s'irriguant, la domination interne est structurée par la domination externe. Le militant indépendantiste Guy Cabort-Masson (1937-2002) illustrait cette dichotomie avec l'axiome suivant : "l'Etat français fournit le bouclier militaire".

Si en 1964 l'aile ultra-assimilationniste du PPM et PCM avait déserté pour créer un appendice de la droite française, en Martinique, c'est en 1973 qu'intervint la première scission indépendantiste, au sein du PCM, quand E. Delépine créa avec quelques unes des Jeunesses Communistes, le GRS (Groupe Révolution Socialiste), section antillaise de la IVe Internationale, revendiquant l'indépendance. Plus tard, en 1981, quelques uns d'entre eux avaient vieilli et suivi le même E. Delépine qui adhérait au PPM. Après le moratoire de 1983, la fraction indépendantiste du PPM, en marronnage conventionnel (Aimé Césaire s'était même autoproclamé nèg-mawon dans une interview accordée à un hebdomadaire français, en 1978), avait créé le PNA (Patriotes non-alignés) puis le MODEMAS autour de Garcin Malsa, lui même fondateur, avec Marc Loulou Pulvar, du MIM (Mouvement Indépendantiste Martiniquais), en 1976, et en marronnage politique à partir de mai 1981. Tous ces groupes indépendantistes, sortis pour la plupart des partis autonomistes, avaient revendiqué une indépendance abstraite, sans drapeau et sans hymne, une indépendance sans le projet d'un Etat martiniquais fût-il un Etat en fédération. Le CNCP (Conseil National des Comités Populaires) avait été l'organisation politique la mieux structurée du pays; plus connue par son mot d'ordre Ase Plere Annou Lite (APAL), cette organisation qui avait échappé à la pesanteur municipale et cantonale, avait organisé une importante jeunesse au sein de ALCPJ (Anlòt Chimen Pou Jenès la), la quasi totalité des ouvriers-agricoles hyper-exploités par les tenants de la plantocratie, au sein de UTAM (Union des Travailleurs Agricoles de Martinique, après les deux assassinats de R. Ilmany et G. Marie-Louise à Chalvet), tous les travailleurs au sein de l'UGTM ; avec le projet Bèlènou, APAL avait réinventé le bèlè, faisant du bèlè de Sainte-Marie un "bèlè national" ; l'organisation avait publié des travaux de recherche sur l'éducation, la santé, la musique, l'économie,  avait mené des campagnes d'alphabétisation,  une lutte contre l'échec scolaire, contre la drogue, créé un journal et une radio APAL loin de la désinformation colonialiste habituelle, loin des bruits du  zouk, avait contribué à réduire les faits de violence circulaire (ou violence intra-communautaire)   ; bref, APAL avait redonné du sens au pays Martinique. Curieusement, le CNCP n'avait écrit aucun projet d'un Etat martiniquais de sorte que tout ce travail des uns ne se perde dans le populisme des autres ; de sorte que tout ce que gagne la première génération ne soit aussitôt dilapidé ou perdu par la deuxième. Le PALIMA qui avait été le seul groupe à avoir revendiqué clairement un Etat martiniquais, était issu d'une scission douloureuse du CNCP qui s'était allié au MIM en 1998 pour conquérir la Région Martinique. En 12 ans de gestion "indépendantiste" Marie-Jeanne (MIM-CNCP), aucun signe distinctif martiniquais n'avait  occupé l'espace hôtel de la région, ni  les arrière-plans de photos officielles. Rien, ayen toubannman, man pè'w se fout !

Le charisme de monsieur Alfred Marie-Jeanne qu'un observateur politique local et farfelu, avait osé présenter comme le véritable fils spirituel de Aimé Césaire, était lié à son phénotype, un commandeur davantage craint que reconnu comme leader. Dans les communes où Marie-Jeanne receuillait habituellement 50 à 65% des voix, lors de régionales ou de législatives, ses plus proches collaborateurs ou compagnons politiques, n'arrivaient pas à recueillir 10% lors des municipales ou cantonales qui suivaient, parfois quelques jours plus tard.  La plantation américaine avait bien structuré une telle formation sociale, les phénotypes jouent un rôle plein dans les processus d'adhésion et d'influence politiques. Se tjou rat ! La population n'est pas le peuple ; un constat terrible, après 12 ans de gouvernance Marie-Jeanne à la Région Martinique, la conscience politique ou conscience national (au sens de Frantz Fanon, pa ta se yich-man-bans kanmanwonn chouk-djok la) était revenu à son niveau d'avant l'insurrection politique de Décembre 1959.  Trente ans de combat indépendantiste pour aboutir à une ARU (Assemblée Régionale Unifiée) ou Collectivité Territoriale Unique dont les domaines de compétences  restaient  largement en deçà des domaines de compétences du Conseil Général de 1866. Il faut souligner cet échec politique là avant de vanter les qualités es gestion du  "bon père de famille".  

                En 1978, Guy Cabort Masson avait publié Les indépendantistes face à eux-mêmes, analysant la dernière grande grève meurtrière d'en-Martinique, Chalvet en 1974, il déplorait un ouvriérisme naïf, le primat de la revendication sociale sur la revendication politique. "Yo tjwe R. Ilmany, man di se boug la ki moun nou ka tjwe,  yo rete gade mwen kèkè...". Une trentaine d'années plus tard, la sous-culture gestionnaire (une forme pateline du clientélisme politique) avait triomphé, handicapant gravement la conscience politique en Martinique. Il faut sortir du césairisme, conservateur ou réformiste, assimilationniste ou régionaliste et travailler au renouvellement de l'indépendantisme martiniquais et, à coup sûr, au rajeunissement des cadres dans les organisations indépendantistes. L'indépendance politique doit rester la revendication fondatrice puisque c'est cette revendication  qui trace les contours d'une vraie culture politique, kèkèbè... martiniquaise.

Simao moun Wanakera

Commentaires

Mat.59

Si Liz té fè 3e touw la, PPM té ké prézanté R. Désiré ki pli gran. Désiré té ké genyen épi laj li.

Tjéko

Sé indépandantis la sé yen ki vyé kò, boug ki pa lé kité ba anlot. Di sa ou lé mé PPM sé an parti jenn. Sé endépandantis la pran anlè Aimé Cézè jistèman.

Un césairiste

toutt jeu sé jeu mé casé bois an trou macaque pa jeu

Kti.972

Ni Césaire ni Marie-Jeanne de quel bord es-tu, hein ? Fanon et Glissant n'ont jamais rien fait pour la Martinique, je veux dire politiquement. Pa rété la boug, Vive Cézè.


Kodjo.1959

Le revivalisme noir n'a existé qu'aux Etats-Unis, il n'a jamais exité en Martinique. Le revivalisme noir c'est Malcom X, la négritude d'Aimé Césaire n'est pas aussi radicale.

Fransisko

Si man konprann sé jiskont prinsip lendépandans ou lé sé pa lendépandans limenm. Tout endépandantis Matinik bat dèyè sé pa Marie-Jeanne sèlman èk zòt tout an tjou'y i mété drapo'y an pòch dèyè'y, zòt anni garé drapo zòt la. PKLS sèlman ki endépandantis Matinik.Es ou adan PKLS ?

Marcello Rivière-Salée

En tout cas c'est fini pour le RDM et le MIM, je ne vois pas comment ces deux partis pourront rebondir. Il y a un boulevard devant les césairistes.

Kanmo Matnik

COMMUNIQUE DE PRESSE

PROCES DU 21-04-11 DE L’ASSAUPAMAR

Dans les affaires de centrales photovoltaïques sur des terrains agricoles à Trinité, à Macouba et Grand-Rivière, le Tribunal Administratif de Fort de France a fixé l’audience

au JEUDI 21 AVRIL 2011 à 9 H 30.

L’ASSAUPAMAR appelle les Martiniquais à se rassembler dès 8 H au Tribunal Administratif de Fort de France Villa Roy Camille Croix de Bellevue,

Pour obtenir l’annulation des permis accordés par le préfet et l’arrêt définitif des travaux commencés sur certains chantiers.

OUI au développement de l’énergie solaire, mais dans le respect des terres agricoles !

Le Président


Kanmo Matnik


Les présidents des commissions
du Condeil Général

1 - Finances, Budget et Affaires européennes : Raphaël Seminor
2 - BTP, Equipement : Eric Hayot
3 - Culture, Patrimoine : Jocelyn Régina
4 - Sport : Jean Claude Jabol
5 - Affaires sociales, Jeunesse : Patrick Flériag
6 - Agriculture, Pêche : Luc De Grandmaison
7- Education, TIC : André Charpentier
8- Logement, Habitat : Sylvia Saïsoothane
9 - Environnement, Risques, Développement durable, Agenda 21 : Athanase Jeanne Rose
10- Transports : Johnny Hajjar
11 - Ad hoc Assemblée Unique : Raphaël Vaugirard
12 - Coopération Régionale : Guy Annonay
13 - Développement économique et Tourisme : Jean-Michel Jean-Baptiste
14 - Textes : Rodolphe Désiré.

Ensemble pour une Martinique nouvelle aux commandes, soient : PPM, Batir,FSM,FMP-UMP, PRM, à droite toute ! Lè 73 a gagné oui.


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